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Invité du journal : M. ISSA Mouhamed, Président de l’UCRM : « Après les six premiers mois de mon équipe, je dirai aux artisans que nous devons garder espoir»

novembre 28, 2022 0 1334

Depuis mai 2022, le nouveau bureau de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM), s’engage à redorer le blason de l’artisanat togolais, de consolider les acquis et d’associer de plus en plus les Partenaires Techniques et Financiers à la recherche des moyens pour mettre en valeur ce secteur si cher à tout le peuple togolais et particulièrement au plus hautes Autorités qui accordent une importance particulière au monde artisanal. Le nouveau Président de l’UCRM, M. ISSA Mouhamed a travers l’interview ci-dessous nous fait le point des six premiers mois de son équipe aux manettes de la faitière nationale des Chambres de Métiers. Il revient également sur le partenariat entre les Chambres de Métiers et celles de l’extérieur dans le but de renforcer les compétences nationales et de développer des technologies au profit des acteurs du pays. Lisez plutôt

 

Monsieur ISSA, parlez-nous brièvement de l’UCRM

L’Union des Chambres Régionales de Métiers du Togo (UCRM) est la faitière de toutes les Chambres Régionales de Métiers. Il faut rappeler sur ce point que nous avons six (06) Chambres de Métiers, une dans toutes les régions. Ces Chambres de Métiers sont coiffées justement par l’UCRM. Cette dernière reste le seul répondant sur le plan national et international, à travers son président. Entité fédératrice de toutes les structures des Chambres de Métiers, l’UCRM a pour mission d’assurer la coordination des activités des Chambres Régionales de Métiers (CRM) et de servir d’interface entre elles et les pouvoirs publics. Elle est ainsi chargée de participer à la définition et à la mise en œuvre de la politique de développement du secteur de l’artisanat, de représenter les intérêts professionnels des artisans auprès de tout intervenant dans le secteur et de contribuer à l’organisation et à la structuration dudit secteur.

Six mois après votre prise de fonction, quel bilan ?

Dès l’entame de notre mandat, nous avons affiché notre volonté de redorer le blason de l’UCRM, surtout en termes de gestion et de conduite des affaires de l’institution. En ce sens, depuis notre prise de fonction nous avons pu redynamiser le landernau de l’artisanat au Togo, en prenant à bras le corps la formation et le perfectionnement.  En témoigne cette bactérie de formations que nous avons déjà organisées en faveur des acteurs du secteur, notamment les artisanes et artisans du Togo. En plus de la formation, nous misons également sur une bonne représentativité de nos artisanes et artisans sur le plan national et international, à travers les salons et les foires.  C’est dans cette logique que nous avons déjà fait participer les artisans togolais à plus de trois évènements à l’international.

Quel est votre rapport avec la Chambre de Métiers de Cologne ?

La Chambre de Métiers de Cologne, à travers son représentant résident, M. Axel Joachim MILZ nous appuie pour la mise en forme de notre répertoire, notamment les inscriptions et l’élaboration des cartes professionnelles en bonne et due forme, à travers un logiciel qu’ils ont mis en place. C’est un partenariat que le ministère allemand de la coopération finance. L’intérêt principal de la Chambre de Métiers de Cologne, c’est de contribuer à ce que les Chambres de métiers et les artisans qui sont les membres des Chambres de Métiers trouvent la nécessité de travailler ensemble. Un artisan qui sait que dans sa chambre de métiers, il trouve réponse à son problème, il viendra de lui-même s’inscrire et prendre sa carte professionnelle. Ainsi il contribuera au fonctionnement de la Chambre de Métiers qui peut lui offrir encore d’autres services. C’est ça notre philosophie. C’est pourquoi le plus important pour nous, c’est de faire la promotion pour que les artisans et les artisanes viennent rejoindre les Chambres de Métiers. C’est l’occasion, d’ailleurs de remercier la Chambre de Cologne avec qui nous travaillons depuis plus de six (06) ans. Elle est toujours active aux côtés des Chambres de Métiers de notre pays et affiche à chaque occasion sa détermination pour le développement de l’artisanat dans notre pays.

Qu’en est-il de la Chambre de Saar Land

La Chambre de Métiers de la Saar Land basée également en Allemagne nous soutient dans le cadre d’un projet de formation des artisans en énergies solaires. Depuis 2020, l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM) et le Centre d’environnement Saar-Lor-Lux de la Chambre de Métiers de la Sarre (UWZ) coopèrent dans le but d'organiser des formations décentralisées pour les artisans dans le domaine du photovoltaïque dans toutes les régions du Togo avec les CRM à travers le projet dénommé Partenariat pour la Formation Professionnelle au Togo (PFPERT). C’est dans cette logique que nous avons organisé au moins quatre séances de formations dont une formation des formateurs. Ces formateurs qui étaient au nombre de 42 sont outillés pour ainsi former à leur tour nos artisans, dans nos différentes régions et préfectures. C’est pour dire que ce projet nous tient vraiment à cœur, parce que, aujourd’hui les énergies renouvelables constituent un axe très important pour le gouvernement togolais. Nous voulons donc accompagner les actions du gouvernement, à travers la formation de nos membres, afin qu’ils soient aptes à entretenir et à assurer la maintenance des installations solaires que l’Etat est en train de mettre sur pied.

Vous aviez également initié un projet de formation des boulangers. Qu’en est-il ?

Ce projet de formations des boulangers a pris vraiment de l’envol avec la collaboration de l’ONG l’OADEL et sous la houlette du ministère en charge de l’artisanat ; c’est une véritable satisfaction pour les artisans boulangers qui prennent part à cette série de renforcement de capacité qui vise à contribuer au Consommer Local et valoriser davantage le made in Togo. Vous aurez constaté depuis un moment que le pain qui est présenté aux consommateurs a une autre forme et est issu de différents produits comme le maïs, le manioc le soja etc, surtout avec des emballages qui démontrent un savoir-faire que les producteurs ont reçu à travers ce projet Nous remercions l’ONG l’OADEL et les autorités qui qui œuvrent beaucoup pour la bonne marche de cette formation.

 

Quelle place accordez-vous à l’adéquation formation-emploi au sein de l’UCRM ?

L’adéquation formation-emploi est un aspect essentiel que vous avez touché du doigt. Il y a aujourd’hui des ateliers qui sont organisés pour faire valoriser les critères de formation, avec un accent particulier mis sur les métiers porteurs identifiés par la GIZ et autres partenaires. Sur la même longueur d’ondes, il y a eu récemment la validation des mesures pouvant mener vers la mise en place des diplômes techniques adaptés.

Un mot de fin à l’endroit des artisans et éventuellement des autorités

Aux artisans, je dirai que nous devons garder espoir. Croire en ce qui est fait en leur faveur. Nous devons comprendre que notre métier a de la valeur de même que notre personnalité. Tout ce que nous produisons avec nos mains peut être exporté si vraiment la qualité y est. Je profite également de l’occasion pour remercier le chef de l’Etat pour tout ce qu’il fait en faveur de notre secteur à travers son gouvernement.

Last modified on lundi, 28 novembre 2022 18:45

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