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Faure Gnassingbé, « Si on parle de la CEDEAO des peuples, il faut être en phase avec les propos. Il faut éviter l’immobilisme, privilégier le dialogue et préserver la paix… »

février 19, 2024 0 487

Le président togolais Faure Gnassingbé continue sa médiation infatigable de voir la paix la stabilité et la fraternité régnées dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Si la sous-région est émaillée des crises politiques et de diverses sanctions, l’annonce de la sortie des trois pays notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger qui se constituent en l’Alliance des États du Sahel (AES) fragilise l’organisation de l’Afrique de l'Ouest fondée en 1975.

Ces Etats accusent la CEDEAO de sanctions "inhumaines" qui leurs sont infligées et de "l’influence de puissances étrangères qui est, devenue une menace pour les États membres de la CEDEAO et les populations dont elle est censée assurer le bonheur". Ils rajoutent que le bloc s'est "éloigné des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme" après près de 50 ans de sa création

Ces dernières années, le bloc politique régional peine à réinstaurer la démocratie après les coups d'État provoqués par l'insécurité et la pauvreté des citoyens. 

Faut-il réévaluer et réexaminer les stratégies de gestion et de résolution des crises en privilégiant la concertation et le dialogue dans la CEDEAO qui promeut l'intégration dans les États membres ?

C’est l’avis du médiateur de la CEDEAO pour la crise du Niger Faure Gnassingbé lors de son déplacement chez son homologue ivoirien Alassane Ouattara le 16 février dernier à Abidjan.

« Dans la CEDEAO, nous avons des pays sous sanction et d’autres suspendus. Nous nous sommes préoccupés de la situation humanitaire dans ces pays et nous nous sommes interrogés de la nécessité de réévaluer et réexaminer les stratégies de gestion et de règlement des crises. Nous sommes également préoccupés par la décision prise par nos frères de quitter la CEDEAO. Nous croyons qu’un dialogue est toujours possible. Nous ne devons pas arrêter de parler tant que la solution n’est pas trouvée. J’ai senti le président Alassane très soucieux des sorts de la population au Niger (…). Quel sens nous donnons aux sanctions et comment faire pour nous dépasser parce que le statu quo et l’immobilise ne sont plus possibles. Il faut une réflexion au sein de l’organisation pour trouver des solutions de sortie de crise. Nous avons bon espoir que nous finirons par trouver une solution à la satisfaction de tout le monde. (…). Il s’agit de revoir un espace régional qui retrouve la paix, la sécurité, où les populations vaquent librement à leurs occupations », a déclaré Faure Gnassingbé.

Pour le médiateur de la CEDEAO au Niger, ces clivages observés ne répondent pas aux aspirations d’une communauté des peuples selon la vision des pères fondateurs.

« C’est notre raison d’être, si on parle de la CEDEAO des peuples, il faut être en phase avec les propos. On peut avoir des malentendus et désaccords, des différentes appréciations, mais l’objectif reste le même, la paix, la sécurité, et surtout la fraternité », a laissé entendre le Président togolais.

Faure Gnassingbé annonce une rencontre les prochaines semaines pour trouver une solution à la crise dans l'espace CEDEAO.

Selon les informations de Jeune Afrique, l’organisation sous-régionale lèvera « prochainement » les sanctions économiques décidées après le putsch mené le 26 juillet 2023 par le général Abdourahamane Tiani contre le président élu Mohamed Bazoum.

Le Président Alassane Ouattara confirme les liens très étroits entre la Côte d’ivoire et le Togo.

 

Last modified on lundi, 19 février 2024 12:35

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