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Présidentielle au Sénégal : « Nous rejetons fermement toute idée de report des élections, qui ne repose sur aucune base juridique », dixit le candidat Thierno Alassane Sall.

février 03, 2024 0 293

Quelques heures à peine avant l’ouverture de la campagne électorale, pour laquelle vingt candidats avaient été validés par le Conseil constitutionnel, lors d’un discours à la nation, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a annoncé le 3 février 2024 le report sine die de l’élection présidentielle du 25 février.

« J’ai signé le décret 2024-106 du 3 février 2024, abrogeant le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023, portant convocation du corps électoral ». 

Si le mot « report » n’a pas été prononcé, le scrutin présidentiel fixé au 25 février 2024 par ledit décret signé en 2023 sera bien repoussé à une date ultérieure, qui n’a pas été communiquée. « Mon engagement solennel à ne pas me présenter à l’élection présidentielle reste inchangé », a précisé Macky Sall.

 Comme raisons à cette décision, Macky Sall évoque « un différent entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, en conflit ouvert sur fond de supposée affaire de corruption des juges », ainsi qu’une « polémique sur la découverte de binationalité d’une candidate après la publication de la liste définitive des candidats, […] ce qui constitue une violation de l’article 28 de la Constitution ». Des conditions qui selon lui « pourraient gravement nuire à la crédibilité du scrutin en installant les germes d’un contentieux pré et post électoral ».

« J’engagerai un dialogue national ouvert afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive », a-t-il ajouté. Le chef de l’État a choisi de s’exprimer le jour même du lancement de la campagne électorale, censée débuter ce samedi à minuit pour l’ensemble des candidats à la présidentielle.

Amadou Ba avait été reçu par le chef de l’État ce 2 février. Le soir même, le candidat de la coalition présidentielle annonçait « le début de la campagne » et son souhait de voir se tenir « des élections dans la paix et la transparence ». « Les élections se tiendront bien le 25 février », voulait encore croire un membre de son équipe vendredi. Le même jour, la ministre du Développement communautaire, Thérèse Faye Sall, fidèle du chef de l’État, s’exprimait publiquement pour militer pour un report des élections « de six mois », en raison d’un risque de « troubles ».

Plusieurs candidats ont exprimé leur désaccord vis-à-vis d’un report de l’élection. L’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, a ainsi dit son « opposition catégorique à toute tentative de report ». « Le non-respect du calendrier républicain ouvrirait la voie à une instabilité politique inédite, jetant le Sénégal dans une période d’incertitude aux conséquences désastreuses », a-t-il prévenu. « Il n’existe dans le pays aucune crise institutionnelle, aucune interruption du fonctionnement régulier des institutions pouvant justifier un tel report », a-t-il ajouté.

« Nous rejetons fermement toute idée de report des élections, qui ne repose sur aucune base juridique », a ajouté le candidat Thierno Alassane Sall.

Le Conseil constitutionnel, qui a validé une liste de vingt candidats pour le scrutin présidentiel, avait en revanche exclu des dizaines de prétendants, dont deux ténors de l’opposition, le candidat antisystème Ousmane Sonko et Karim Wade, ministre et fils de l’ex-président Abdoulaye Wade.

Le président, Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et a été réélu en 2019 pour cinq ans.

Last modified on samedi, 03 février 2024 18:39

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