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Présidentielle au Sénégal: La justice réintègre l'opposant Ousmane Sonko sur les listes

décembre 14, 2023 0 368

Alors que la justice avait décidé au départ de le rayer de la liste, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko fait un retour et réintégre les listes électorales. 

Le tribunal de grande instance de Dakar l'a ordonné jeudi 14 décembre.

Cette crise politique nourrie depuis plus de deux ans par les tensions entre Ousmane Sonko et l'État, marquée par plusieurs épisodes de contestation et de violence meurtrière, vient donc de connaître un énième épisode.

En effet, le juge a confirmé une décision rendue en octobre par le tribunal de Ziguinchor (sud) qui avait été cassée par la Cour suprême à la mi-novembre. Ce jugement remet dans la course l'opposant, qui avait été radié des listes après avoir été condamné à deux ans de prison, en juin dans une affaire de m?urs, ce qui l'empêchait de déposer formellement sa candidature. Ousmane Sonko, 49 ans, a désormais jusqu'au 26 décembre pour déposer sa candidature et recueillir ses parrainages.

Quelques-uns de ses supporteurs rassemblés au tribunal ont accueilli la nouvelle dans la liesse et scandé son nom. « On va faire un pourvoi en cassation comme on l'avait fait à Ziguinchor et la même procédure va suivre son cours et la décision sera balayée. Ceux qui jubilent aujourd'hui n'ont rien compris », a prévenu Me El Hadji Diouf, avocat de l'État. « Ce recours (de l'État) n'est pas suspensif », a affirmé de son côté Me Ciré Clédor Ly, l'un des avocats d'Ousmane Sonko. « Le Code électoral est très clair : lorsque le juge rend sa décision, cette décision doit être immédiatement exécutée », a-t-il assuré.

Reste que le temps est compté, Ousmane Sonko a jusqu'au 26 décembre pour déposer son dossier de candidature devant le Conseil constitutionnel et obtenir ses parrainages. Sur ce point aussi, le chemin s'annonce long avec une procédure complexe.

Ousmane Sonko a été écroué fin juillet sous d'autres chefs d'inculpation, dont appel à l'insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l'État.

L'opposant dénonce cette affaire et d'autres dont il fait l'objet comme des machinations visant à l'écarter de la présidentielle. Le pouvoir se défend de son côté de toute instrumentalisation de la justice.

Last modified on jeudi, 14 décembre 2023 14:22

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