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La liberté de la presse au Togo se retrouve une nouvelle fois sous tension. Face aux menaces répétées visant le journaliste Roger Amemavoh, l’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) est sortie de sa réserve.

Le Bureau exécutif de l’organisation s’est rendu, vendredi 20 février 2026, sur le lieu de travail du confrère afin de lui témoigner un soutien ferme et public, dans un contexte marqué par des pressions jugées préoccupantes pour l’exercice du métier de journaliste.

À l’origine de ces intimidations, un reportage consacré aux conditions de vie des populations de Latécopé, localité située en périphérie de Lomé. Un travail d’investigation considéré comme sensible par certains acteurs, mais qui, selon l’ATOPPEL, relève pleinement de la mission d’information reconnue à la presse : mettre en lumière les réalités sociales, donner la parole aux sans-voix et interpeller les décideurs publics.

Pour l’organisation professionnelle, toute tentative d’intimidation à l’encontre d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions constitue une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit des citoyens à une information plurielle et indépendante.

Dans un climat déjà fragile, cette affaire relance le débat sur la protection des professionnels des médias et sur la nécessité de garantir un environnement sûr pour l’exercice du journalisme au Togo.