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Lomé – Le gouvernement togolais entend franchir une nouvelle étape dans la lutte contre la déforestation avec le lancement, en 2026, d’une vaste campagne nationale de reboisement qui couvrira l’ensemble des 39 préfectures du pays.

Cette initiative ambitionne de mobiliser les collectivités locales, les communautés et les organisations de la société civile autour d’un objectif commun : restaurer le couvert végétal et renforcer la résilience environnementale du pays.

Selon les autorités, des sites de plantation ont déjà été identifiés dans chaque préfecture en concertation avec les collectivités territoriales, les chefs traditionnels et les populations locales. Cette approche participative vise à favoriser l’appropriation communautaire des plantations afin d’en garantir le suivi et la protection sur le long terme.

Sur le terrain, les Directeurs préfectoraux seront chargés de coordonner les opérations avec les différents acteurs impliqués, notamment les services techniques de l’État, les groupements de femmes, les associations de jeunes, les coopératives agricoles ainsi que les établissements scolaires.

Au-delà des cérémonies officielles de mise en terre, les autorités souhaitent mettre l’accent sur les bonnes pratiques permettant d’améliorer le taux de survie des jeunes plants. Des campagnes de sensibilisation seront ainsi menées dans plusieurs langues locales, notamment l’éwé, le kabyè, le tem et le mina, afin d’expliquer aux populations les gestes essentiels à adopter lors des opérations de plantation.

Les techniciens forestiers recommandent notamment de planter dès les premières pluies. Dans les régions de la Kara et des Savanes, la période idéale se situe généralement entre avril et mai, tandis que dans le sud du pays, les plantations devraient être réalisées entre juin et juillet.

Les populations sont également invitées à préparer soigneusement les trous de plantation, avec une profondeur et une largeur d’environ 40 centimètres, puis à enrichir le sol avec du fumier bien décomposé pour favoriser la croissance des jeunes arbres.

Le choix des espèces constitue un autre volet stratégique de la campagne. Dans les zones humides du sud, les essences telles que le teck, le caïlcédrat et certains arbres fruitiers locaux seront privilégiées. Dans les régions plus sèches du nord, les autorités recommandent des espèces mieux adaptées aux conditions climatiques locales, notamment le néem, l’acacia, le karié et le baobab.

Les services forestiers insistent par ailleurs sur la nécessité de protéger les jeunes plants contre les animaux en divagation, notamment les cabris et les moutons, grâce à l’installation de clôtures de branchages. Un entretien régulier, incluant le désherbage autour des plants, sera également indispensable durant les premiers mois de croissance.

À travers cette campagne, le gouvernement souhaite faire du reboisement une responsabilité collective et durable, dépassant le simple geste symbolique de plantation. « Soigner la terre, c’est se soigner soi-même », rappelle le message officiel de la campagne, illustrant la volonté des autorités de placer la protection de l’environnement au cœur de l’engagement citoyen.