Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpe, a procédé samedi à Kpalimé à la pose de la première pierre de la résidence d’artistes plasticiens « La Sève Parlante », une infrastructure appelée à renforcer durablement l’écosystème culturel togolais.
Cette cérémonie marque une nouvelle étape dans la structuration des industries culturelles et créatives au Togo. Elle traduit la volonté des pouvoirs publics d’offrir aux créateurs un cadre professionnel dédié à la production, à la recherche et à la diffusion des œuvres.
En prélude à la pose de la première pierre, le ministre a visité les ateliers des artistes mobilisés dans le cadre de l’événement « La Sève Parlante ». Cette immersion lui a permis d’apprécier la qualité des travaux en cours et de saluer l’engagement des participants venus de divers horizons.
Les échanges avec les plasticiens ont mis en lumière la portée artistique et sociétale des œuvres présentées, ancrées dans des problématiques contemporaines.
Initiée par Amouzou foundation association, la résidence « La Sève Parlante » réunit une dizaine d’artistes entre Lomé et Agou autour du thème : « Jusqu’à ce que la sève ne brûle ».
À travers l’art de l’assemblage et l’utilisation d’objets de récupération, les créateurs interrogent les effets du consumérisme et de la pollution environnementale. Leur démarche s’inscrit dans la dynamique des réflexions internationales liées à la COP 2025, en mettant l’art au service de la sensibilisation écologique.
L’implantation de cette résidence à Kpalimé vient conforter la vocation culturelle et touristique de la ville, déjà reconnue pour son attractivité naturelle et artistique.
À terme, l’infrastructure ambitionne de devenir un pôle de référence pour l’accueil de résidences, l’organisation de master-class et d’expositions, tout en favorisant les échanges internationaux. À travers cette initiative, le ministère entend positionner la création artistique comme un levier stratégique de sensibilisation, de cohésion sociale et de rayonnement culturel du Togo.

