Le transport aérien africain traverse une période difficile marquée par la flambée des prix du kérosène, les tensions géopolitiques et les difficultés économiques de plusieurs compagnies. En 2025-2026, de nombreux transporteurs réduisent progressivement leurs fréquences ou réorganisent leurs réseaux.
La hausse du prix du Jet A1, aggravée par les tensions entre l’Iran et Israël, pèse lourdement sur les coûts d’exploitation. Pour certaines compagnies africaines, le carburant représente désormais jusqu’à 40 % des charges opérationnelles.
Au Nigeria, plusieurs transporteurs ont réduit leurs vols après une forte augmentation du prix du kérosène. En Afrique du Sud, FlySafair a instauré des surcharges carburant sur certains trajets.
La compagnie Ethiopian Airlines a également été affectée, avec des annulations et des réductions de fréquences sur plusieurs destinations.
Au Mali, les difficultés d’approvisionnement en carburant à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako-Sénou ont perturbé pendant plusieurs mois la régularité des vols et la planification des rotations. Plusieurs compagnies ont dû adapter leurs plans de vol afin de limiter les risques opérationnels dans la région sahélienne.
À ces difficultés s’ajoutent le blocage des recettes de compagnies aériennes dans plusieurs pays africains. Selon l’IATA, près d’un milliard de dollars de revenus restaient bloqués dans 26 pays africains en mai 2025.
Cette situation risque d’entraîner une hausse durable du prix des billets et une réduction progressive de la connectivité aérienne sur le continent, notamment sur les dessertes secondaires.

