La Côte d’Ivoire mise sur le ferroviaire pour transformer durablement son système de transport. Dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030, plusieurs projets d’envergure sont annoncés, dont la construction d’une ligne de Train à Grande Vitesse (TGV), le métro d’Abidjan et la modernisation des liaisons ferroviaires régionales.
Le projet phare concerne la future ligne de TGV reliant Abidjan à Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou, dans le nord du pays. Présenté comme l’une des grandes infrastructures du quatrième mandat du président Alassane Ouattara, ce projet vise à moderniser la mobilité interurbaine et à réduire considérablement les temps de trajet.
Selon le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, le trajet entre Abidjan et Yamoussoukro pourrait être effectué en seulement 45 minutes grâce au TGV.
Le gouvernement prévoit également la construction de la ligne 1 du métro d’Abidjan, longue de 37 kilomètres. Cette infrastructure devrait permettre de transporter jusqu’à 500 000 passagers par jour afin de fluidifier les déplacements dans la capitale économique ivoirienne.
En parallèle, les autorités ivoiriennes annoncent la réhabilitation de l’axe ferroviaire stratégique Abidjan-Ouagadougou-Kaya. Ce projet vise à moderniser les infrastructures existantes entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso afin de relancer le transport ferroviaire international de voyageurs et de marchandises exploité par SITARAIL.
Le coût global de cette réhabilitation est estimé à 165 000 milliards de francs CFA, soit environ 400 milliards d’euros.
Autre projet majeur inscrit dans le PND : la future ligne ferroviaire reliant San Pedro à la frontière malienne via Odienné. Cette infrastructure s’inscrit dans le projet ferroviaire régional entre la Côte d’Ivoire et le Mali et constitue un maillon du corridor transsahélien.
D’une longueur estimée à 2 954 kilomètres, cette ligne devrait permettre de connecter les capitales du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises dans l’espace ouest-africain.
À travers ces investissements, la Côte d’Ivoire ambitionne de renforcer son intégration régionale, soutenir les échanges économiques et moderniser durablement ses infrastructures de transport.

