Thumbnail 8
previous arrow
next arrow

Au Mali, le président de la transition, Assimi Goïta, a fait sa première apparition publique depuis les violents combats du week-end dernier opposant les Forces armées maliennes (FAMa) aux groupes armés, notamment le JNIM et le Front de Libération de l’Azawad.

Dans une allocution au ton grave, le chef de la junte a rendu hommage aux victimes civiles et militaires des attaques survenues le 25 avril dans plusieurs localités du pays. Il a également salué la mémoire de Sadio Camara, présenté comme un officier « loyal, courageux et animé d’un sens élevé du devoir ».

Le dirigeant malien a assuré que l’État prendra en charge les victimes, avec un soutien aux familles endeuillées et une prise en charge des blessés. Il a également affirmé que le dispositif sécuritaire a été renforcé, évoquant des opérations de ratissage, de renseignement et de sécurisation toujours en cours.

Face à une situation sécuritaire préoccupante, Assimi Goïta a appelé à un « sursaut national » et à l’unité, invitant la population à se mobiliser contre les divisions internes. Son silence prolongé après les attaques avait alimenté de nombreuses spéculations sur sa capacité à conserver le pouvoir, d’autant plus que son ministre de la Défense figurait parmi les victimes.

Le chef de la transition a attribué ces attaques à « un vaste plan de déstabilisation » orchestré par des groupes armés terroristes avec des soutiens internes et externes. Il a néanmoins réaffirmé sa détermination à poursuivre le processus de refondation de l’État, insistant sur un choix national orienté vers « la souveraineté et la dignité ».

En marge de cette allocution, Assimi Goïta a reçu l’ambassadeur de Russie, avec qui il a évoqué la situation sécuritaire. Des images diffusées par la présidence montrent également le chef de l’État au chevet de blessés.

De leur côté, les jihadistes du JNIM ont menacé d’imposer un blocus aux entrées de Bamako. Dans une vidéo, leur porte-parole a indiqué que seuls les habitants déjà présents dans la capitale seraient autorisés à la quitter, tandis que tout accès y serait désormais interdit jusqu’à nouvel ordre.