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mercredi, 07 septembre 2022 15:29

Sommet africain sur l’adaptation : La DG Okonjo-Iweala de l’OMC, « si les politiques commerciales ne sont pas alignées, on risque de ne pas pouvoir obtenir les technologies pour l’adaptation au climat »

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Signature entre la DG Okonjo-Iweala et le DG CMA Signature entre la DG Okonjo-Iweala et le DG CMA

L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) joue sa partition dans la mise en œuvre d’un programme global sur le commerce et changement climatique dans un large éventail d'approches en matière d'action pour le climat, couvrant la réduction des émissions de carbone, la conservation des forêts en tant que puits de carbone essentiels, l'adaptation au changement climatique et le financement.

L’occasion a été saisie par la Directrice générale de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Dr Ngozi Okonjo Iweala au Sommet africain sur l’adaptation organisé le 05 septembre 2022 par le Centre mondial sur l’adaptation (GCA) basé à Rotterdam (Pays-Bas).

L’intérêt de ce Sommet vise à jeter les bases d’une percée en matière d’adaptation pour l’Afrique lors de la COP27. 

Le continent est le plus touché par le changement climatique, soit 80 % de la population mondiale.

Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine, confie avoir un brin d’inquiétude quant à la volonté des pays occidentaux de financer l’adaptation de l’Afrique au changement climatique et avertit que si le financement n’est pas là, les Africains auront recours aux énergies fossiles. Plus généralement, il regrette le manque de poids de l’Afrique dans les décisions globales. 

Lors de la table ronde des leaders, la DG l’OMC a invité les acteurs à intégrer le commerce dans les stratégies climatiques.

«Les politiques commerciales devraient être intégrées dans l’action climatique mondiale en tant que force d’amplification des financements et autres soutiens liés au climat apportés aux économies vulnérables. L’OMC est prête à travailler avec ses partenaires pour mettre un nouveau protocole d’accord signé avec la GCA pour renforcer la collaboration sur le commerce et l’adaptation au climat. Je pense que le commerce fait partie de la solution. Vous pouvez avoir des financements, mais si les politiques commerciales ne sont pas alignées, vous risquez de ne pas pouvoir obtenir les technologies dont vous avez besoin pour l’adaptation au climat. L’Afrique doit déjà faire face à des coûts considérables en matière d’adaptation. Grâce au commerce, nous pouvons augmenter le retour sur investissement et accroître les ressources dont disposent les gouvernements africains pour l’adaptation », a déclaré la DG Okonjo-Iweala lors de l’événement organisé par la CMA en préparation du sommet climatique COP27 qui se tiendra en Égypte en novembre.

Selon la directrice générale de l'OMC, ce sommet a également servi de cadre pour le lancement d’une « initiative visant à mobiliser 25 milliards de dollars pour financer les efforts de l'Afrique ».

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), 715 milliards $ sont nécessaires pour atténuer les effets du changement climatique sur le continent africain.

Aussi, la Directrice générale souligne l'importance du soutien en faveur des pays en développement et des pays les moins avancés (PMA) à la réunion du 3 novembre organisée par le Royaume-Uni sur la mobilisation du financement de l'action climatique.

Les dirigeants africains espèrent recueillir, à travers le Programme d'accélération de l'adaptation en Afrique (AAAP), une capitalisation de 250 millions de dollars pour attirer des milliards de dollars d'investissements. « Il faut trouver ces 250 millions de dollars, ce n'est quand même pas la mer à boire », a lancé Macky Sall. Plusieurs dirigeants africains ont récemment souligné l'échec de la communauté internationale à remplir les objectifs de la COP21 à Paris en 2015: contenir, d'ici à 2100, le réchauffement climatique bien en dessous des 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux de l'ère pré-industrielle, idéalement le limiter à 1,5 degrés.

Mais selon l'Organisation météorologique mondiale, le réchauffement pourrait atteindre de 2,5 à 3 degrés. L'Afrique émet moins de 4% des émissions mondiales de CO2 mais paye le plus lourd tribut au réchauffement climatique.

En Afrique, l’agriculture sera l’un des secteurs les plus menacés, certaines études estimant que les effets du climat pourraient entraîner une diminution d’un tiers de la croissance de la productivité des cultures sur le continent africain et des pertes annuelles de PIB de 3,8 % d’ici à 2060.

En marge du sommet, la DG Okonjo-Iweala et le directeur général de la CMA (Centre mondial pour l’Adaptation), Patrick Verkooijen, ont signé un protocole d’accord entre les deux organisations afin d’intensifier la collaboration sur le commerce et les mesures d’adaptation dans les pays et régions vulnérables aux impacts du changement climatique.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies et président de la GCA. La CMA est une organisation internationale qui agit comme courtier en solutions pour accélérer l’action et le soutien aux solutions d’adaptation, de l’international au local, en partenariat avec le secteur public et privé. 

Lu 130 fois Dernière modification le mercredi, 07 septembre 2022 16:16

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