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mardi, 02 août 2022 20:55

ZLECAF: Mossadeck Bally, fondateur et président du Groupe Azalai Hotels propose « 7 obstacles à lever pour développer les flux intra-africains »

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Depuis janvier 2021, le projet africain commercial et économique, la Zone de Libre Echange Continentale Africaine » (ZLECAf) est mis en œuvre avec pour objectif d’accroitre le commerce interne de 16% à 30%.

 

Des initiatives sont prises par plusieurs organismes sur le continent afin que les acteurs tirent activement profit. De son côté, le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank a organisé, le 19 juillet 2022, la troisième édition des AfricaDev Sessions en ligne autour du thème « Exploiter les opportunités de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine » (ZLECAf). AfricaDev Sessions est une série d’émissions et de débats pour les entreprises et les décideurs africains abordant les questions d’actualité, la réflexion et les préoccupations économiques.

Pour débattre, Mouna Kadiri, directrice du Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank, a reçu des invités de marque : Cynthia E. Gnassingbe-Essonam, Senior Advisor for Private Sector Engagement auprès du secrétaire de la Free Trade Zone African Continental (ZLECAf) ; Mossadeck Bally, fondateur et président du groupe Azalai Hotels et Daouda Coulibaly, directeur général d’Attijari West Africa du groupe Attijariwafa bank. Cet échange a permis aux invités souhaitant se développer sur le continent, de se tenir informés de la mise en place de la ZLECAf mais aussi des différents dispositifs d’accompagnement au sein d’Attijariwafa bank et à travers le continent. Intervenant dans ce forum, Mossadeck Bally, fondateur et président du groupe Azalai Hotels, pionnier de l’hôtellerie panafricaine, a lié l’augmentation des flux intra-africains également au tourisme qui devrait être vu comme du business local pour faire des affaires sur le continent. La ZLECAf va considérablement élargir ces opportunités. Mais pour que cela soit, il y a de nombreux obstacles à lever, martèle souligne Bally Mossadeck. « (1er obstacle), il faut un ‘Visa Free Africa’. Un passeport africain sous la présidence du Président Kagamé de l’Union africaine a été présenté mais est resté un vœu pieux. 2e obstacle, les connexions aériennes. Le continent est très peu desservi et les billets sont excessivement chers. Il faut un nouveau traité pour libérer le ciel africain. (3e obstacle), l’Afrique est le continent le moins financé: 20% des besoins de financement des entreprises sont satisfaits par le système bancaire (aux USA c’est plus de 100%, en Europe c’est supérieur à 100%, en Chine c’est 130%… et en Afrique il y a des disparités: au Maroc c’est 80%, au Mali c’est 15%). Et l’hôtelier africain emprunte à 8% alors que l’hôtelier européen emprunte à 1%. (4e obstacle), la formation. Exemple, le Mali est un pays minier mais les compagnies sont obligées d’importer de la main-d’œuvre qualifiée parce qu’elles ne trouvent pas de jeunes Maliens formés aux métiers miniers. (5e  obstacle), la sécurité. Il y a tous les jours de graves lacunes sécuritaires et si nous voulons que la ZLECAf marche, nous devons y investir. (6e obstacle), les infrastructures. Nous avons besoin de routes, ports, aéroports, lycées techniques, centres de formation, de milliers d’hectares pour la production du blé, du maïs… (7e obstacle), lorsqu’un producteur veut exporter, il faut qu’il ne rencontre pas de tracasseries aux douanes », propose-t-il.

Cependant, le Fondateur et Président du groupe Azalai Hotels demeure positif et appelle les entrepreneurs africains à beaucoup investir dans les secteurs énergétiques: «Les entrepreneurs africains devraient se dire qu’ils ont une chance extraordinaire de travailler dans le seul et unique continent qui reste à développer.

Les opportunités sont à l’infini, mais il faut les saisir. Nous avons oublié que ce qui peut apporter l’industrialisation c’est l’énergie. Il faut y investir massivement».

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