Composition2 result

Date du jour :

Aujourd'hui = 4 / Hier = 405 / Cette semaine = 1708 / Ce mois = 8635 / Total = 3973619

vendredi, 07 janvier 2022 11:54

Filière de l’élevage : Une sensibilisation contre les usurpateurs du titre Docteur vétérinaire au Togo

Écrit par
Évaluer cet élément
(1 Vote)

Le Togo dispose des textes qui régissent l’exercice de la profession vétérinaire dans le secteur public selon l’arrêté N°44 du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) depuis 2005. 

 

Malheureusement, il est constaté sur le marché des vétérinaires ambulants véreux, de surcroit qui s’adonnent au commerce des produits vétérinaires (des médicaments, des objets de pansement, des produits de soins, de toilettage des animaux).

L’arrête N°73 du MAEP du 2005, stipule que tout postulant à l'exercice de la profession vétérinaire dans le secteur privé à titre privé doit formuler une demande d'autorisation au ministère chargé de l'élevage et préciser le lieu choisi ainsi que l'activité qu'il compte entreprendre. Aussi, précise, le texte, « le grossiste répartiteur est le seul habilité à assurer l'importation des produits vétérinaires des produits vétérinaires ».

« Les médicaments vétérinaires sont réservés aux vétérinaires et tout vétérinaire est censé s'inscrire à l'ordre national des vétérinaires et avoir une autorisation de distribution. Nous constatons avec regret que les gens qui ne sont pas vétérinaires vont au Ghana, au Nigéria, acheter des produits vétérinaires qui viennent les exposer et les vendre sur les marchés togolais. D’abord, les sources d’approvisionnement sont douteuses, les conditions d’entreposage sont mal faites, ce qui affecte la qualité du médicament, et cela encourage les populations à aller à l’automédication.  On déplore cette manière illicite qui contient des risques inestimables notamment, risque pour les animaux et les humains qui consomment la viande de ces animaux. De nos jours l'Uemoa demande aux pays de transposer les directives de la libre circulation des docteurs vétérinaires dans l'espace », explique Doc. BARRY Ibrahim, point focal médicament vétérinaire dans l'espace Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Plusieurs pays ont entamé une mise à jour des textes juridiques qui présentent quelques lacunes. Le Togo avec l'appui de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) renforce sa loi et procède à la mise à jour des procédures en se conformant au rapport de l'OIE avec intégration des recommandations et observations.

Par ailleurs, au Togo, la loi prévoit des pénalités au contrevenant ou toute personne usurpant le titre de  docteur vétérinaire et exerçant la profession vétérinaire en violation d’exigence du diplôme de docteur vétérinaire; « les auteurs des infractions sont passibles d'une peine d'emprisonnement de trois à six mois ou d'une amende de 5 000 000 à 1 000 000 FCFA. L’autorité judiciaire peut en dehors de ces mesures, prononcer la confiscation pure et simple de l'ensemble des matériels et équipements ayant servi à l'exercice illégal de la profession vétérinaire. En cas d" récidive, les peines de prison et d'amende sont portées au double du maximum », apprend-t-on dans l’arrêt.

« Avant de commencer la répression, nous avons commencé par la sensibilisation depuis deux mois dans les régions des savanes, jusqu'aux plateaux. En tout cas  c'est un risque pour les faux docteurs vétérinaires. Les médicaments vétérinaires ne sont pas des friperies, ni des ciments, ou des chaussures que tout le monde doit commercialiser», a martelé Doc. BARRY Ibrahim.

Lu 439 fois Dernière modification le samedi, 08 janvier 2022 16:20

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.