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samedi, 18 décembre 2021 20:27

Atakpamé : Des acteurs de l'éducation à l'école de la promotion de la culture de réduction des risques de catastrophes

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Les politiques et les pratiques concernant la réduction des risques de catastrophe dépendent largement des spécificités socio-culturelles et des connaissances qu’en ont les individus.

 

Bien que la culture et le savoir soient des facteurs essentiels pour réduire ces risques, ils sont rarement traités ensemble de façon systématique et approfondie, que ce soit dans les études ou les programmes d’actions.

Il est à observer que les effets négatifs des catastrophes sont en augmentation partout dans le monde. Ces deux dernières décennies ont été marquées en Afrique de l'Ouest et en particulier au Togo par une recrudescence des situations d'urgences telles que l'inondation, sécheresse, vents violents, feux de végétation, pollution, incendies entraînant de nombreux dégâts.

Initiative de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), la rencontre tenue à Atakpamé, à l'endroit d'une vingtaine d'acteurs de l'éducation dont 50% de femmes (primaire-secondaire et du supérieur), s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités du réseau des professionnels de l'éducation du préscolaire, primaire et secondaire sur la réduction des risques de catastrophes. Durant trois jours, les participants ont eu à échanger sur la thématique de la réduction des risques de catastrophes et sur les stratégies à mettre en œuvre pour amener les apprenants à adhérer à la conception de réduction des risques de catastrophes.

"Ces dernières années, les catastrophes d’origine naturelle ou anthropique deviennent de plus en plus récurrentes ; avec leurs effets néfastes sur la vie sociale et économique du pays. Cette douloureuse situation, qui se répète au fil du temps, nous oblige à renforcer les capacités d’intervention de nos structures ainsi que de tous les acteurs impliqués pour une action coordonnée dans la gestion des situations d’urgence", a laissé entendre Mr Kankoé ADAMAH, Chef de l'IESG-GLO, Formateur RRR-CC.

Pour Mme Enyonam Essi TSEKPUIA, Directrice du JEP Gadjagan/B, et Mr Komikuma Yao ATABUATSI, professeur d'anglais au lycée Afeyé Kpota, cette démarche vient à point nommé et leur permettra de mieux intégrer des thématiques liées à la réduction des risques de catastrophes dans les modules de cours afin d'amener les apprenants à être des relais d'informations au sein de leurs communautés respectives.

Pour Mr Nelson S. Akintola AKIBODE, Géographe spécialisé en Hydrosystème et gestion de Projets à l'ANPC, cette initiative vise à mettre en place des réseaux de professionnels de l'éducation pour l'intégration des thématiques RRC dans le curricula d'enseignement.

"Cette approche, sans remettre en cause l'importance des connaissances scientifiques, met en exergue la nécessité de développer chez les élèves, des compétences d'ordre éducatif et méthodologique.La mise en œuvre de ce programme exige une nouvelle posture chez les enseignants ; posture qui privilégie un enseignement selon les méthodes actives favorisant la  construction du savoir par l'élève lui-même (sous l'impulsion indispensable de l'enseignant), et l'autonomisation progressive de l'élève, l'utilisation de supports adéquats et de situations appropriées permettant un apprentissage en amont des dispositions à mettre en œuvre pour la réduction des risques de catastrophes au niveau scolaire", a-t-il souligné.

Pour l'expert, la gestion des risques de catastrophes constitue de nos jours un défi majeur. Son intégration dans le curricula d'enseignements scolaires et universitaire devient un impératif. D'où l'ANPC à travers l'initiative CREWS ( Climate Risk & Early Warning System) financée conjointement par la Banque Mondiale et l'OMM, compte continuer sur les acquis du PGCIT en initiant une activité de dynamisation et de formation des réseaux de professionnels de l'éducation, dont 50% de femmes, pour la promotion de la culture de réduction des risques de catastrophes au niveau scolaire et universitaire.

L'éducation, un droit humain fondamental pour tous ( DUDH 1948), est souvent pertubée lorsque survient une catastrophe, privant ainsi les apprenants des effets transformateurs d'une éducation de qualité. Le Cadre d'Action de Sendaï (2015-2030) à travers son objectif 4, recommande de réduire substantiellement les dommages causés par les catastrophes aux infrastructures critiques ainsi que les perturbations des services de base, notamment les services médicaux et l'enseignement, à travers le développement de leur résilience.

Jean-Marc EDRON

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