Composition2 result

Date du jour :

Aujourd'hui = 65 / Hier = 325 / Cette semaine = 2672 / Ce mois = 9248 / Total = 3928333

samedi, 04 décembre 2021 19:57

Le RéNAAT forme les coopératives de la région des Plateaux-Est sur la promotion des pesticides chimiques

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les pesticides sont devenus la pierre angulaire d’un modèle agricole basé sur l’utilisation croissante d’intrants issus de l’industrie chimique.

 

Majoritairement considérées comme une avancée révolutionnaire pour protéger les cultures, améliorer les rendements agricoles et répondre aux besoins alimentaires d’une population mondiale grandissante, ces substances se sont progressivement diffusées aux quatre coins du monde. Le régime chimique s’impose partout.

Leur marché n’a cessé de croître malgré le développement d’alternatives à la chimie de synthèse entreprises dès les années 1960. Avec la multiplication d’alertes concernant leurs effets incontrôlés (épuisement des sols, perte de biodiversité, résistances aux molécules nécessitant des achats croissants de pesticides, atteintes à la santé humaine, animale et environnementale) et la structuration de collectifs et dispositifs pour y remédier, les pesticides se construisent par endroits en « problème public » depuis environ deux décennies. Les modes de production agricole et de consommation alimentaire sont dès lors réinterrogés, dans des formes et à des degrés variables. La question des « alternatives » est posée plus largement pour penser un modèle plus durable, plus respectueux du monde vivant.

Dans un contexte de développement durable, le Togo tout comme d'autres pays, a fait des choix judicieux pour la promotion des solutions durables et plusieurs alternatives qui existent mais ne sont pas promues.

Le gouvernement conscient du potentiel énorme du pays en matière d’agroécologie et de l’agriculture biologique s’est inscrit dans une dynamique de conversion de  l’agriculture togolaise vers l’agroécologie et l’agriculture biologique d’ici 2030.

C'est dans l'optique d'amener les organisations paysannes à adhérer et s'approprier des connaissances sur ces nouvelles dispositions agroécologiques, que s'est tenue du 29 au 30 novembre 2021, à Témédja et Wampa Copé, logée dans la commune Amou 3, dans la préfecture d'Amou, un atelier de formation et de partage d'expériences sur la Promotion des Alternatives aux Intrants Chimiques (PAIC).

Ouvrant les travaux de ladite formation, le Maire de la commune Amou 3, Obibiaboè ESSIOMLE, a laissé entendre que "la sphère de l'agroécologie est immense, c'est à la fois une discipline scientifique, un mouvement social et un ensemble de pratiques agricoles. C'est une façon de concevoir des systèmes de production qui s'appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes; Les méthodes alternatives visent à associer le développement agricole à la protection de l’environnement et au bien-être de ceux qui y travaillent".

«L’objectif général du projet est de contribuer à la promotion des intrants organiques dans la production agricole pour fournir des aliments sains qui préservent la santé des consommateurs et de l’environnement», a signifié le secrétaire général du Réseau National des Acteurs de l’Agroécologie du Togo (RéNAAT), Mr komi BOKODJIN.

M. Komla Edem PESSEWU, représentant le Coordonnateur national des Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), « l'agriculture cherche des solutions pour réduire la dépendance à l'égard des pesticides. Tout en luttant efficacement contre les ennemis des cultures. Nous travaillons pour diminuer la quantité de produits phytosanitaires dans les champs. Les pesticides, qui ont pour fonction de tuer des champignons, des insectes, des herbes... présentent également un risque toxique pour l’Homme et l’environnement. De nombreuses études scientifiques en attestent d’ailleurs aujourd’hui, faisant de ces toxiques un réel problème de santé publique. Il est donc nécessaire de se tourner vers des alternatives non toxiques. Heureusement, des systèmes alternatifs existent et se développent : qu’il s’agisse de l’agriculture biologique ou encore de la production intégrée, ces systèmes ont prouvé leur efficacité».

Cette initiative s'inscrit dans la mise en œuvre du projet dénommé PROJET DE PROMOTION DES ALTERNATIVES AUX INTRANTS CHIMIQUES (PAIC), à travers une campagne nationale de sensibilisation et de formation coopératives agricoles. Elle est initiée par le Réseau National des Acteurs de l’Agroécologie du Togo (RéNAAT) en collaboration avec Agronomes et vétérinaires sans Frontières (AVSF).

D'après le directeur général du Centre Agro écologique (CADETE), Mr Djifa  koffi IHOUGAN, «  l'arrêté 183/19MAPAH/cab/SG/DPF pris le 16 décembre 2018 et publié le 19 décembre par le ministre de l’agriculture de la production animale et halieutique interdisant l’importation, la commercialisation et l’utilisation du glyphosate au Togo, est rentré en application depuis le 30 décembre 2020. Une loi, Numéro 96-007/PR du 03 Juillet 1996 existe aussi portant protection des végétaux en interdisant l’utilisation des pesticides non homologués notamment  le glyphosate sur l’ensemble du territoire togolais. Pour aller plus loin dans cette conversion, un document de stratégie nationale sur cette conversion est en cours d’élaboration avec un plan d’actions formulé par les acteurs».

Il a rappelé qu'il faudrait sensibiliser les acteurs des différentes coopératives agricoles sur les méfaits de l’utilisation des produits chimiques, les doter en connaissance d’autres produits qui ne sont autres que des alternatifs aux produits chimiques qui sont des produits organiques pour changer la tendance; D'où une session de formation sur les Alternatives a été effectuée courant la deuxième journée de la formation à l'endroit des participants de la région des Plateaux-Est.

Jean-Marc EDRON

Lu 101 fois Dernière modification le samedi, 04 décembre 2021 20:17

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.