Composition2 result

Date du jour :

Aujourd'hui = 50 / Hier = 506 / Cette semaine = 3205 / Ce mois = 2199 / Total = 3906744

samedi, 20 novembre 2021 12:00

Zlecaf: Un fonds d'ajustement de 10 milliards de dollars d’Afreximbank  pour les pays susceptibles de subir une perte de revenus résultant de l'élimination des droits de douane

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

L'adoption de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)  le 21 mars 2018, à Kigali (Rwanda), par les Gouvernements Africains a marqué une étape importante vers la réalisation à la fois de l'Agenda 2030 des Nations Unies (ONU) et de l'Agenda 2063 de l'Union Africaine (UA).

 

La ZLECAf est officiellement devenue opérationnelle le 1er janvier 2021, jetant ainsi les bases d'un processus de renforcement du commerce intra-africain.

La ZLECAf permettra, entre autres, de créer un marché continental unique pour les biens et services avec la liberté de circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements, pour faciliter l’établissement de l’union douanière continentale.

Au cours d’une rencontre avec la presse, à la 2è édition de la foire commerciale intra africaine Durban (IATF),  qui se tient du 15 au 21 novembre 2021, Wamkelé Mene, le Secrétaire Général de la ZLECAf, est revenu sur les opportunités qu’offre cette vaste zone commerciale avec finalité d’augmenter le taux d’échange inter africains.

« La ZLECAf permettra, entre autres, de créer un marché continental unique pour les biens et services avec la liberté de circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements, pour faciliter l’établissement de l’union douanière continentale. La zone devait également résoudre les difficultés de l’appartenance à plusieurs organisations régionales, accélérer l’intégration régionale et continentale, renforcer la compétitivité à tous les niveaux et accroître de 50%, les échanges commerciaux entre les pays africains d’ici 2022. L’IATF est une occasion que les africains doivent saisir pour un début de transformation économique et commerciale de l’Afrique », a indiqué Wamkelé Mene.

Avec une population estimée à plus de 1,3 milliard d'habitants en 2020 et une projection de 1,5 milliard d'ici 2025, l'Afrique est le deuxième plus grand continent du monde, après l'Asie, qui compte 4,6 milliards d'habitants. Cette importante population constitue une base de consommateurs et un marché potentiel pour le commerce sur le continent africain. Outre la taille de sa population, le continent est également bien doté en ressources naturelles variées.

« Malheureusement, les pays africains avec 42 devises différentes perdent 5 milliards de dollars par an, comme le coût de la convertibilité des devises. « Cela était l'une des raisons pour lesquelles le commerce intra-africain est limité et les petites et moyennes entreprises (PME) sont les plus touchées », a déploré le Secrétaire Général de la ZLECAf.

La ZLECAf a pour objectif la création d'un marché unique pour le commerce des biens et des services, conformément à la vision panafricaine d'une "Afrique Intégrée, Prospère et Pacifique" inscrite dans l'Agenda 2063; la création d'un marché libéralisé pour les biens et les services aidé par l'élimination des barrières tarifaires et non tarifaires au commerce des biens ou des services; une efficacité accrue des procédures douanières, de la facilitation du commerce et du transit avec une élimination des droits de douane sur 90% des biens produits sur le continent…

Malgré la ratification de l’accord de la Zlecaf, par une quarantaine de pays, l’ouverture des barrières douanières devant faciliter les échanges commerciaux demeure encore un obstacle.

« La Zlecaf mettra un fonds d'ajustement tarifaire qui fournirait des interventions directes dans divers secteurs, en particulier dans les domaines du recyclage du personnel, du traitement des machines, de l'achat des dernières technologies, entre autres. Le fonds serait mis à disposition dès que les négociations commerciales seraient conclues. L'accord commercial devrait être mutuellement avantageux car les importateurs ont, au fil des ans, eu du mal à importer en raison des droits et des coûts créés par leurs gouvernements. Le fonds d'intervention serait géré dans le cadre d'un accord professionnel par une coentreprise tandis que le décaissement commencerait l'année prochaine.

La Zlecaf pourrait compter sur l’assistance d’Afreximbank, pour un fonds d'ajustement de 10 milliards de dollars pour les pays susceptibles de subir une perte de revenus résultant de l'élimination des droits de douane sur les marchandises produites sur le continent.

Déjà, l'AfCFTA travaille en étroite collaboration avec Afreximbank pour établir un système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permettra aux Africains d'effectuer des transactions en temps réel, temps sur une plate-forme numérique avec des entités dans d'autres parties du continent utilisant leur monnaie locale pour assurer la mise en œuvre réussie du pacte commercial.

« Afreximbank fournit des liquidités d'une valeur de plus d'un milliard de dollars pour le règlement ainsi que la mise en place de la technologie, tandis que l'AfCFTA fournit le cadre juridique », a fait savoir Wamkelé Mene.

Lu 97 fois Dernière modification le samedi, 20 novembre 2021 13:09

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.