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lundi, 03 mai 2021 15:50

PASA : Les filières café, cacao et coton et élevages boostées au Togo

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L’Afrique subsaharienne est la région la plus fragile au plan de la sécurité alimentaire selon le Fonds Mondiale Internationale (FMI).

 

Pour de nombreux Africains, la capacité d’accès à une nourriture suffisante, nutritive et sans danger, capable de couvrir leurs besoins alimentaires a été diminuée. Cependant, la vitesse de croissance de la population est bien plus grande. On note une pression plus forte pour passer des systèmes traditionnels à faibles intrants vers des systèmes plus productifs.

Plusieurs programmes et projets sont élaborés par les gouvernants pour lutter contre cette insécurité alimentaire.

Au Togo, à travers des aides socioéconomiques importantes, le gouvernement est régulièrement aux petits soins pour les producteurs. Il déploie une énergie incompensable pour développer les filières porteuses d’espoir, de richesse et de bonheur pour une population qui a foi en son travail. Cette aspiration des dirigeants à bâtir un pays radieux en prenant appui sur le secteur agricole a fait accoucher le Projet d’appui au secteur agricole (Pasa) qui a propulsé beaucoup d’activités au Togo.

Le Pasa a été lancé il y a 10 ans. Arrivé à terme en 2020, il a permis d’impacter directement près de 300 000 acteurs agricoles et de booster les rendements et retombées économiques dans les filières café, cacao et coton.

L’un des changements décisifs apportés par le Pasa est la croissance remarquable de la production dans la filière du café. De 10 843 tonnes en 2011, le volume de production est monté à 213 165 tonnes en 2020, soit une augmentation de plus de 2 000%. Cet accroissement est lié au décuplement des surfaces dédiées aux cultures. Des pépinières ont été constituées avec plus de 03 millions de boutures racinées pour créer de nouvelles plantations et régénérer les anciennes. Par exemple, les plantations de café occupaient une surface de près de 40 000 hectares en 2020.

Les structurations et financements facilités par le Pasa ont fait passer également la production cacaoyère de 6 126 tonnes en 2011 à 14 264 tonnes en 2020. De 2017 à 2020, 400 000 cabosses de cacao ont été distribuées pour régénérer les anciennes plantations et en créer de nouvelles. Aujourd’hui, la superficie des plantations dans la filière fait 26 000 hectares. En ce qui concerne le coton, les actions du Pasa ont été essentiellement concentrées sur la gouvernance et la structuration des organisations faîtières. La production est passée de 80 000 tonnes en 2012-2013 à 137 000 tonnes à l’issue de la campagne 2018-2019. Les capacités de 150 000 acteurs ont été renforcées grâce au Pasa. Cela a entraîné une augmentation de plus de 35% du revenu à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

Le sous-secteur de l’élevage a aussi été fortement impacté de 2011 à 2020. Durant la décennie, les revenus de 80 000 éleveurs ont été améliorés de 50% grâce à une bonne maîtrise des maladies animales. 09 campagnes de déparasitage et de vaccination contre la maladie de Newcastle et la peste de petits ruminants ont été organisées. Elles ont rabaissé le pourcentage d’exposition aux maladies des animaux de 14% à 4% en 06 ans. A côté de ces campagnes opportunes, 3 679 espèces de géniteurs améliorés de petits ruminants et de 5 300 volailles ont été distribuées aux éleveurs.

Pour les bénéficiaires directs du projet, les effectifs d’animaux sont passés à 400 000 volailles contre 250 000 initialement prévues et plus de 105 000 ruminants contre 87 000 escomptés. Les mécanismes d’accompagnements financiers et techniques mis en place ont engendré l’émergence de 482 fermes commerciales et la construction d’au moins 6 000 bergeries et poulaillers améliorés. Incontestablement, le Pasa a marqué de son empreinte le secteur agricole togolais.

Pour l’année 2021, le gouvernement veut rehausser ses ambitions dans le secteur agricole. Ainsi, 65,7 milliards F.CFA sont consacrés au secteur agricole et l’agro-industriel.

« Ce montant vise à catalyser les investissements privés dans ce secteur. En effet, le rôle des acteurs publics sera de créer les conditions (aménagement des terres ; fournitures d’intrants améliorés...) d’attraction de financements privés pour la transformation de notre agriculture », justifie le gouvernement.

Si le Togo place l’agriculture au cœur de ses principales préoccupations en 2021, il est à noter que le secteur fait l’objet d’une attention particulière des gouvernants togolais sur toutes les cinq prochaines années.

Lu 158 fois Dernière modification le lundi, 03 mai 2021 16:20

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