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vendredi, 30 avril 2021 20:21

Services sociaux de base : Le PASSCO 2 offrira de l’eau potable pour 300 000 personnes au Togo

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L’eau, c’est le bien vital, le plus précieux de notre planète, et celui aussi qui engendre les plus criantes inégalités.

D’ici à 2030, le monde devra faire face à un déficit en eau de 40%. Alors que la demande mondiale devrait augmenter de 55%. Aussi, pas moins de 663 millions de personnes n’ont pas d’accès à l’eau potable. Soit un Terrien sur 10. Le continent africain dispose de plus de 5 000 milliards de mètres cubes d’eau dans ses nappes phréatiques, mais 320 millions d’habitants ne bénéficient toujours pas d’eau potable.

Des projets et programmes sont mis en œuvre par les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé de rechercher ensemble des politiques participatives et innovantes en faveur de l’utilisation et de la gestion durable de l'eau, une ressource rare qui est vitale pour la sécurité alimentaire.

En Afrique et particulièrement au Togo, les ambitions liées à l’accès facile et sans conditions à l’eau potable sont immenses avec les priorités correspondant aux Objectifs de développement durable (ODD). Le pays œuvre dans la mesure du possible pour faciliter l’accès à cette ressource vitale. En dépit des avancées déjà enregistrées en ce sens, le chef de l’Etat a toujours faim de résultats plus flamboyants. C’est pourquoi la deuxième phase du Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural des régions de la Kara et des Savanes (Passco 2) a été lancée en fin février 2021 à Konsogou, localité située à 03 kilomètres de la ville de Dapaong.

Le Passco 2 est un projet en rapport avec les objectifs de la feuille de route gouvernementale. Estimé à 6,5 milliards de francs CFA, il fera passer le taux de couverture à l’eau potable en milieu rural de 77% à 85% dans la région de la Kara et de 67% à 72% dans la région des Savanes. Le projet permettra de réaliser 400 nouveaux forages dans les 02 régions, soit 200 forages par région. En outre, 200 anciens forages (à raison de 100 forages par région) seront réhabilités.

100 latrines modernes de type Ecosan seront construites dans la région de la Kara et 100 autres latrines seront construites dans la région des Savanes. Avec les réalisations déjà faites dans le cadre du Passco 1, l’ensemble des forages sera porté à plus de 1 000 dans les 02 régions. Le Passco 2 permettra à 300 000 Togolais vivant dans les régions susmentionnées d’avoir facilement accès à l’eau potable, de disposer de latrines modernes dans les écoles et centres de santé, de réduire le taux des maladies hydriques comme le choléra, la diarrhée et la dysenterie.

Pour le chef de l’Etat, l’accès universel aux services sociaux de base est un facteur non négligeable pour la cohésion nationale et le partage de la prospérité. Il réduit les inégalités, les disparités sociales et améliore la qualité de vie des populations, particulièrement celles qui vivent dans les milieux ruraux et périurbains. En matière d’accès à l’eau, Faure Gnassingbé a prévu dans le cadre du projet d’électrification rurale Cizo, la modernisation de 400 adductions en eau potable. Des programmes de construction de mini adductions d’eau potable et des programmes d’hydraulique villageoise seront optimisés pour atteindre un taux de desserte moyen d’au moins 70% en milieu urbain ou rural.

On se rappelle que l’Assemblée nationale a voté en décembre 2020 le budget 2021 qui s’établit à 1 521,6 milliards de francs CFA. 445,1 milliards (contre 401 milliards en 2020) sont consacrés aux secteurs sociaux. Le secteur de l’eau a droit à 65,9 milliards de francs CFA. Cette somme est énorme mais la chose dont il s’agit mérite les soins que prend le gouvernement et les dépenses qu’il fait. C’est le prix à payer pour atteindre les résultats escomptés, en l’occurrence, l’intensification et l’accélération des actions de développement afin qu’aucun Togolais ne soit laissé de côté.

Nul ne peut nier que la distribution de l’eau potable a un coût : pour la capter, la rendre consommable et l’acheminer jusqu’au robinet, il faut des investissements lourds et une maintenance qui déterminent un certain prix pour le mètre cube d’eau. Ce service a longtemps été pris en charge par la collectivité, où les bornes-fontaines étaient en accès libre, mais aussi dans les villages ruraux où les forages profonds étaient simplement équipés de pompes à main à la disposition des habitants.

"L’eau, tant à travers ses ressources que la gamme de services qu’elle peut rendre, est au cœur de toute action de développement au Togo. Un bond remarquable a ainsi été effectué en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement au cours des dernières années : Si près de 43% de la population attend encore d’être desservi à l’eau potable, le taux d’accès est passé de 25% en 2005 à 57% de nos jours", a déclaré Bolidja Tiem, le ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise à la journée mondiale de l’eau 2021.

L’objectif des pouvoirs publics est de parvenir d’ici 2025 à un seuil de 85% au plan national. 

L’eau jugée rare, l’usage doit être modéré.

Lu 139 fois Dernière modification le vendredi, 30 avril 2021 21:15

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