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lundi, 01 mars 2021 19:29

Le Rapport de la CEA 2021, « Construire l’avenir pour une relance verte en Afrique » lancé en visioconférence ce 1er mars

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Dr Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a lancé ce 1er mars, le rapport de la CEA, « Construire l’avenir pour une relance verte de l’Afrique » et d’une étude de cas, intitulée « Une Afrique du Sud verte et prospère ».

C’est en prélude à la septième session du Forum régional africain sur le développement durable du 1er au 4 mars 2021 à Brazzaville (Congo) sous le thème « Mieux construire l’avenir : vers une Afrique résiliente et verte pour la réalisation du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 ».

Le rapport explore les voies que les pays africains peuvent prendre pour construire des économies plus résilientes et durables qui peuvent également accélérer la croissance afin de relever le défi des Objectifs de développement durable face à la COVID19 et au changement climatique.

Selon Vera Songwe, le rapport regarde au-delà des effets sans précédent de la pandémie et exhorte l’Afrique à adopter des mesures plus audacieuses pour avancer, mieux et plus fort en adhérant à un Pacte vert vigoureux et local de l’Afrique qui accentue une croissance économique intensive et inclusive, des voies budgétaires vertes et bleues, des politiques respectueuses de l’environnement et une trajectoire de développement sobre en carbone.

« La récupération verte est bonne pour les femmes, il s'agit de notre santé. 23 millions de femmes africaines meurent chaque année parce qu'elles brûlent des combustibles fossiles. Nous ne pouvons pas nous le permettre! La COP26 doit façonner un système beaucoup plus multilatéral qui écoute tous et travaille pour tous de manière équitable »,  a déclaré Dr Songwe Vera.

A cet effet, la CEA soutient la mise en œuvre du Pacte vert et bleu de l’Afrique en élaborant une boîte à outils d’évaluation de l’économie bleue, qui aidera les pays africains à mieux situer la valeur réelle des ressources naturelles du continent.

Par ailleurs, les experts lors du lancement indiquent que dans le sillage de la pandémie et de la dévastation économique et sociale qu'elle a entraînée, l'importance est de reconstruire nos systèmes socio-économiques en tirant parti des possibilités offertes par les trajectoires de développement vert et à faible émission de carbone en vue de construire une Afrique résiliente, inclusive et durable.

« Le capital naturel de l’Afrique est trop souvent sous-évalué. Les ressources océaniques du continent et le potentiel de son économie bleue sont également sous-évalués. Il est supposé être la propriété de tous, mais la responsabilité d’aucun », a fait savoir Jean-Paul Adam, Directeur de la Division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles (CEA).

« Je suis convaincu que nous échouerons à la cop26 si les besoins et exigences de l’Afrique ne sont pas pleinement considérés & satisfaits. Notre objectif à la cop26 est d'injecter de l'ambition, urgence et inclusion dans toutes les activités les prochains mois », a souligné Sir Nicholas Kay, Ambassadeur régional de la COP26 en Afrique subsaharienne.

« Les investissements verts pourraient créer plus d'emplois et des gains économiques à court terme, ouvrir de plus grandes opportunités de développement à moyen et long terme et garantir de meilleurs résultats environnementaux et sociaux. La modélisation économique est basée sur la technologie et les prix actuels, et sous-estime donc probablement l'ampleur des opportunités à long terme que les politiques vertes libèrent », informe l’économiste Dr. Julia Bird.

Ce Rapport de la CEA 2021, s’articule sur une dizaine de points notamment ; la Zone de libre-échange continentale africaine(ZLECA), la plus grande zone de libre-échange au monde, reliant 1,3 milliard de personnes dans 54 pays ; le continent est doté de 42 des 63 éléments qui seront essentiels à la réalisation d’une économie mondiale durable et électrifiée ainsi qu’à la quatrième révolution industrielle ; les énergies renouvelables qui offrent des voies positives pour accélérer l’inclusion, puisque 32% des emplois dans le secteur des énergies renouvelables sont occupés par des femmes, contre une moyenne de 22% dans le secteur pétrolier et gazier ; l’Afrique avec son énorme potentiel pour jouer le rôle clé de moteur de l’économie de l’avenir ; La relance africaine représente une énorme opportunité d’investissement; les craintes d’une bulle boursière dans d’autres régions font de l’Afrique et de sa diversification un investissement attractif ; l’énergie au cœur de la future croissance de l’Afrique car elle est un catalyseur pour d’autres secteurs de l’économie ; les technologies des énergies renouvelables qui sont devenues les options les plus rentables pour l’Afrique ; l’économie numérique est déjà l’un des moteurs de la croissance du continent, représentant 5% du PIB et devrait atteindre 8,5% (712 milliards de dollars) du PIB de l’Afrique d’ici 2050 ; d’ici 2050, le changement climatique aura une incidence négative pouvant atteindre 22% sur les cultures agricoles ; l’adoption de solutions d’agriculture intelligente face au climat permet d’améliorer les rendements, tout en augmentant la valeur des emplois créés dans le secteur.

Lu 152 fois Dernière modification le lundi, 01 mars 2021 20:44

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