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jeudi, 18 février 2021 20:18

Filiale halieutique: Le Togo augmente la production avec plus de 20 000 personnes rémunérées

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Le secteur halieutique est très important pour le développement socio-économique et l'emploi en Afrique de l'Ouest.

 

Selon la FAO, les prises annuelles sont estimées à 3 millions de tonnes (environ 3,5% de la production annuelle de poisson du monde), représentant une valeur de 3 milliards de dollars. Le nombre de personnes employées dans le secteur au niveau régional est estimé à environ 9 millions de personnes, mais en raison le caractère informel du secteur artisanal comme le principal pourvoyeur d'emplois, ces chiffres sont certainement sous-estimés. Le secteur halieutique au Togo emploie plus de 22 000 acteurs et contribue à environ 4,5% du PIB avec une fourniture annuelle de près de 25 000 tonnes de poissons.

Comme tous les autres secteurs économiques constamment soutenus par le gouvernement togolais afin d’accroître les revenus des travailleurs et augmenter leur pouvoir d’achat, lutter contre la pauvreté et bâtir un pays émergent, la pêche fait l’objet d’une attention particulière. Ce n’est pas une affirmation gratuite ; on s’en convainc plus facilement en regardant en face la quantité et la qualité des réalisations faites et des facilitations accordées aux pêcheurs.

La production halieutique est en amélioration, les conditions de vie des pêcheurs également. Quelques années en arrière, les ressources halieutiques étaient exploitées de façon anarchique, bafouées par l’utilisation des pratiques et engins prohibés, ce qui rendait difficile la pratique et l’activité moins juteuse. Pour rectifier le tir, les pouvoirs publics ont mis en place un Plan de gestion des pêcheries.

En effet, Nangbéto (région des Plateaux) a un grand lac (18 000 ha) pourvoyeur de poissons. Grâce au plan (cité ci-avant) adopté en août 2013 dans le cadre de la mise en œuvre d’une sous-composante du Projet d'appui au secteur agricole (Pasa) qui tient à améliorer la gestion de la pêche continentale et à développer la pisciculture, la production halieutique est passée de 600 tonnes en 2012 à 3 200 tonnes en 2019. 50% des pêcheurs ont abandonné les mauvaises pratiques et plus de 50% de pêcheurs sollicitent le permis de pêche. Les moyens d’existence des pêcheurs ont été améliorés. Ils épargnent de l’argent pour subvenir à leurs besoins et préparer sereinement leur avenir.

Selon, les données de la Direction de la pêche et de l’aquaculture (DPA), entre 2018 et 2019, 37 102 tonnes de poissons ont été pêchées au Togo. Très précisément, 18 142 tonnes ont été enregistrées en 2019 et 18 960 tonnes l’année suivante. Incessamment, de nouvelles politiques destinées à mieux booster le secteur seront mises en œuvre ainsi que des dispositions opportunes pour améliorer le rendement halieutique. L’une des meilleures solutions annoncées est l’instauration systématique du repos biologique.

Aujourd’hui, le secteur de la pêche contribue à 4,5% du Produit intérieur brut (PIB) et emploie au moins 22 000 personnes dont 10 000 pêcheurs et 12 000 femmes transformatrices de poissons.

Le port de pêche de Gbétsogbé, est-il devenu une béquille pour les pêcheurs ? Ce n’est plus à démontrer car c’est une infrastructure implantée dans la zone industrielle de Baguida (région maritime), inaugurée en avril 2019 par le chef de l’Etat.

Il faut reconnaitre que le port de pêche de Gbétsogbé est accessible depuis novembre 2019 et dispose d’une criée, de 02 machines de production de glace d'une capacité de 5 000 tonnes par jour, de 03 chambres froides de 390 caisses et peut contenir jusqu’à 300 pirogues. Près de 8 000 emplois comprenant des pêcheurs (3 000), des transformatrices de poissons (3 500) ou des mareyeuses (1 500) devraient être consolidés. La création de 5 000 autres emplois indirects est également attendue. Les travaux de construction du port ont coûté 20 milliards de francs CFA. Le nouveau port de pêche, en lien avec le développement des chaines de valeurs de la pêche maritime, fera progresser la production halieutique pour atteindre 25 000 tonnes par an.

Par ailleurs, autre source pour impulser le secteur, par la pisciculture par exemple, c’est le lancement de l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD d’Elavagnon, préfecture de l’Est-Mono, à 235 km de Lomé), par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé en juin 2019. Dédié à l’aquaculture, cet institut a vocation à former des ressources humaines en ligne avec la nouvelle politique agricole du pays et de permettre au bout de 3 ans de formation, aux élèves, nantis d’un baccalauréat professionnel, de créer leur propre entreprise.

La formation est conçue sur l’approche par compétence-motivation, et se concentrera sur deux variétés de poissons : le tilapia et le clarias. Au Togo, les poissons les plus consommés sont les anchois, les maquereaux, chinchards, les dorades, les bars, les lutjanus, les crevettes, les crabes…

Ils sont transformés et résultent de trois principales techniques de transformation: le fumage, la friture et le séchage. La population ne cesse de manifester son désir de consommer du poisson transformé.

Lu 83 fois Dernière modification le jeudi, 18 février 2021 21:04

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