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mercredi, 17 février 2021 20:39

Ogou 1 : Des retards constatés dans l’exécution du projet PEAT 1 relève l'UE

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L’amélioration du taux d’accès des populations à l’eau potable, l’amélioration du taux d’accès des populations à l’assainissement domestique et collectif, le renforcement des capacités des organismes publics en charge de l’eau et de l’assainissement au niveau national mais aussi déconcentré et communal, tels sont les objectifs prioritaires visés par le Projet Eau potable et Assainissement au Togo-Phase 1 (PEAT 1).

 

Dans le cadre de l'exécution du Projet Eau et Assainissement au Togo phase (PEAT-1) financé par l’union européenne, et lancé dans 5 localités du Togo, qui servent de zones pilotes, une équipe de l'Union Européenne et de la SP-EAU s’est déplacée le 16 février 2021 sur Atakpamé (165 km de la capitale) pour suivre l’état d’avancement des travaux. 

L'équipe du département Infrastructures et Environnement à la Délégation de l'Union Européenne, conduite par Mme Stéphanie STASSE, Chef dudit département, a échangé avec une équipe du conseil municipal de la commune Ogou 1, conduite par l'adjoint au Maire, M. Yao TOYO, représentant Mme le Maire, après une visite sur le terrain.

Une occasion pour les 2 parties de mieux échanger des raisons relatives au grand retard accusé dans l'exécution des travaux du dépotoir final de la ville d'Atakpamé et de la construction de la station de prise d’eau à Irobo dans les monts Akposso, dans l'installation des équipements dans le locale technique de la station de traitement de BAKPETE en collaboration avec l’entreprise attributaire, de la construction des regards au niveau des réservoirs, et de l’évolution de la construction des canalisations pour l’extension du réseau d'adduction d'eau potable, entre autres.

Pour la cheffe de section Infrastructures et Environnement à la Délégation UE au Togo, beaucoup d'insuffisances relevées sur le terrain pour l’atteinte des objectifs contractuels avec des entreprises prouvent à essence la non disponibilité de celles-ci à mener à bien les travaux contractés.

A cet effet, elle a exhorté les responsables communaux à prendre à bras le corps, ce projet qui est d'une importance capitale pour les communautés à la base et à mener à bon escient, la mission confiée à elle dans l'exécution dudit projet. « Même si des avancées ont été constatées sur certains points, beaucoup reste à faire par les entreprises attributaires des contrats. Malgré la mise à disposition des financements et des dispositions adéquates prises pour permettre une avancée dans l'exécution des travaux à réaliser, force est de constater qu'elle piétine encore», a fait savoir Mme Stéphanie STASSE.

Pour l'adjoint au maire de la commune Ogou 1, Yao TOYO, représentant Mme le Maire, « Une commune n’a de valeur que si ses citoyens sont engagés pour la cause commune». La problématique de l’insalubrité relève, notamment, de la reconstitution rapide des dépôts sauvages et des tas d’immondices, la prolifération et l’envoi des déchets légers constitués en grande partie de sachets plastiques, le jet systématique sur les voies et places publiques des ordures légères par les piétons et les automobilistes et l’occupation anarchique du domaine public tels que les trottoirs et espaces verts. L'assainissement est d'une priorité capitale pour l'équipe communale à la tête de laquelle Mme le Maire ne ménage aucun effort pour pouvoir permettre à ces concitoyens un changement de comportements afin d'acter la salubrité dans les mœurs. Et se faisant, il n'a pas manqué de rappeler l'engagement pris par le staff communal, il y a à peine 1 semaine avec l'ONG STADD, dans la gestion des déchets ménagers de la ville.

Il a réitéré ses vifs remerciements et gratitude à l'Union Européenne pour son appui, et a rassuré la délégation, de l'entière disponibilité du conseil municipal à mener à bien les ouvrages d'assainissement en prônant l’amélioration des systèmes d’assainissement, l’amélioration de la politique de collecte et transport des déchets ménagers, le recyclage des déchets en matériaux de construction et autres à utilisation domestique.

L’initiative s’intègre dans une volonté de coordination de la gestion décentralisée des ordures ménagères.

La cheffe du département Infrastructures et Environnement à la délégation de l'UE était accompagnée par le DG de la Société de Patrimoine Eau et Assainissement en milieu urbain et semi-urbain (SP-EAU), et du Coordonnateur de la cellule d'Appui à l'Ordonnateur National du FED (CAON-FED), M. Esso-wazéna YERIMA.

Notons qu'il existe au Togo une grande disponibilité des ressources en eau. Malheureusement, le pays rencontre des difficultés à les mobiliser et à satisfaire les besoins essentiels de la population. En 2011, la proportion de la population ayant accès à une source d’eau potable est de 56,1%. L'eau et l’assainissement constituent à eux deux, l'un des défis majeurs pour le pays. La proportion de population disposant d’installations sanitaires améliorées est de 40% en 2013, la gestion des déchets solides est quasiment inexistante à l’exception de Lomé où le secteur tente de s’organiser depuis 2008, mais beaucoup d’investissements sont encore à réaliser.

Pour pallier aux problèmes nés de ces insuffisances, le projet d’Eau et d’Assainissement au Togo a été initié et couvre Atakpamé, chef-lieu de la région des Plateaux, dont la population est estimée à 89 354 habitants pour 2020, Dapaong, chef lieu de la région des Savanes, dont la population est estimée à 79 417 habitants en 2020, et le Grand Lomé, dont la population est estimée à 2 120 418 habitants en 2020.

Lu 89 fois Dernière modification le jeudi, 18 février 2021 18:15

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