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lundi, 08 février 2021 18:35

Santé: Le Togo ne blague pas avec la santé materno-infantile; l’élimination des décès est un objectif réalisable

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En Afrique, la mortalité maternelle, néonatale et infantile demeure un véritable fléau : 57 % de tous les décès maternels surviennent sur le continent, ce qui fait de l’Afrique la région du monde où le ratio de mortalité maternelle est le plus élevé (UNFPA, 2013). 

 

Par ailleurs, l’Afrique continue d’enregistrer les taux les plus élevés de mortalité infantile, avec un enfant sur huit mourant avant d’atteindre l’âge de cinq ans soit à peu près 20 fois plus que la moyenne dans les régions développées, qui est d’un sur 167.

En signe de riposte à ce problème, ces dernières années, des stratégies et initiatives internationales et nationales ont été lancées et mises en place en vue d’intensifier et de mieux coordonner les efforts pour améliorer la santé maternelle et infantile dans le monde et particulièrement en Afrique. L’objectif de ces interventions est de mettre fin ainsi aux décès évitables de femmes et de nouveau-nés. Des progrès sensibles ont été accomplis ces 10 dernières années pour la santé des femmes, des mères et des enfants en Afrique.

En effet, au Togo, les questions liées à la santé des citoyens en général et des femmes enceintes en particulier ne sont pas laissées sur le bas-côté. Au contraire, les gouvernants usent des pouvoirs pour faire en sorte que l’aspiration de chaque individu au bien-être physique soit réalisée, dans un pays où les infrastructures sanitaires, l’accès aux soins essentiels, le personnel de santé doivent être de qualité et adaptés aux vrais défis de l’heure. La santé materno-infantile s’accoude depuis plusieurs années sur le projet Muskoka ; ce dernier prouve sa valeur et balise la voie à la démographie togolaise.

Estimé à 09 milliards de francs CFA, le projet "Santé maternelle et néonatale Muskoka" a été lancé en 2011 au Togo pour réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Il assure un accès équitable, de qualité et à faible coût aux médicaments et aux soins pour les mères, nouveaux nés, enfants et adolescents ; garantit l’accès des adolescentes à la santé et aux droits sexuels et reproductifs ; améliore la nutrition des bénéficiaires ; rend meilleurs les systèmes de santé ; renforce le développement de la petite enfance et promeut l’autonomisation de la femme.

Sur le territoire, l’initiative est coordonnée par 04 agences onusiennes notamment Unicef, OMS, Fnuap et Onu Femmes. Grâce aux diverses interventions pragmatiques, la mortalité néonatale a été réduite de 37% entre 1990 et 2018. Sur la même période, la mortalité des enfants de moins de 05 ans a été réduite de 52%. Le taux d’accouchement assisté par un personnel qualifié a été augmenté de 11% sans oublier la baisse de 50 à 20% du taux d’abandon en milieu scolaire pour cause de grossesse.

D’autres projets très utiles sont exécutés dans le pays pour accroître l’accessibilité et la qualité des soins et garantir à la cible de meilleures conditions physiques. On peut énumérer entre autres les programmes de cliniques mobiles et School Assur, les campagnes de vaccination périodique et régulière, le Plan national de développement sanitaire (PNDS 2016-2022), etc.

C’est sans doute la même volonté qui sous-tend la décision des autorités de mettre en marche un nouveau programme social, essentiellement dans les Unités de soins périphériques (USP) pour faciliter aux femmes, l’accès à des soins de qualité et, de ce fait, réduire la mortalité maternelle et néonatale. 04 catégories de prestations seront totalement couvertes : la planification familiale, la consultation prénatale, l’accouchement et la césarienne. Pour 2021, l’initiative coûtera plus de 07 milliards à l’Etat.

Par ailleurs, jusqu’en 2025, les dirigeants feront construire et équiper 06 centres de santé mère-enfant ; doubleront le nombre d’accoucheuses auxiliaires d’Etat ; construiront 100 centres médicaux sociaux ; réhabiliteront les centres de santé communautaires existants avec des équipements en soins obstétriques et néonataux d’urgence ; rendront gratuit le vaccin contre le cancer du col de l’utérus…

Cependant, les défis restent énormes malgré les efforts importants qui ont été consacrés pour promouvoir la santé de la femme et l’enfant. Le nombre trop élevé de femmes qui meurent de causes évitables en Afrique pendant l’accouchement ou encore d’enfants avant leur cinquième anniversaire, et même, au cours de leur premier mois de vie est inacceptable. Plusieurs études révèlent pourtant que près de 80 % des décès maternels pourraient être évités si les femmes avaient accès à des services essentiels de maternité et à des soins de santé de base, à des délais de réponse appropriés.

« Les femmes ne meurent pas à cause de maladies que nous ne savons pas guérir. Les femmes meurent parce que la société n’a pas encore décidé qu’il vaut la peine de sauver leurs vies ».MAHMOUD F. FATHALLA, célèbre obstétricien africain.

Lu 68 fois Dernière modification le lundi, 08 février 2021 18:58

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