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Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique d'accès à l'eau potable avec l'annonce de la construction prochaine de stations de traitement dans six villes du pays.

Atakpamé, Sokodé, Kara, Agou, Blitta et Dapaong seront ainsi dotées d'infrastructures modernes, conçues pour répondre à une demande en forte croissance liée à l'augmentation démographique.

Cette initiative s'inscrit dans une stratégie nationale visant à garantir un accès équitable à une eau de qualité pour toutes les populations, en milieu urbain comme rural. Elle s'appuie notamment sur le succès de la station de traitement de Cacaveli, devenue une référence grâce à ses performances techniques et à l'évolution constante de ses capacités. Financé à hauteur de 2 milliards de FCFA par l'Agence Française de Développement et l'Union européenne, ce site traite actuellement 50 000 m³ d'eau par jour, avec une extension prévue à 75 000 m³ grâce à l'intégration de technologies avancées de filtration, de détection et de contrôle.

Ces avancées s'inscrivent dans une dynamique globale marquée par des progrès significatifs au cours des dernières années. Le taux national d'accès à l'eau potable est passé ainsi d'environ 34 % en 2010 à 60 % en 2020, pour atteindre 72 % en 2025. Une progression constante, soutenue par des investissements publics et des partenariats internationaux. Déjà en 2023, ce taux avoisinait 69 %, contre moins de 48 % en 2014, illustrant l'accélération des efforts dans le secteur.

Dans le détail, la couverture en milieu rural a fortement progressé, dépassant 74 % en 2023, tandis que les zones urbaines et semi-urbaines enregistrent également des améliorations notables. En 2024, la couverture nationale se situait autour de 70 %, avec des perspectives de hausse dans l'ensemble des localités.

À travers ces investissements, les autorités togolaises réaffirment leur engagement à étendre l'accès à l'eau potable sur toute l'étendue du territoire. Les nouvelles stations permettront de capter et de traiter les eaux des fleuves, lacs et lagunes avant leur distribution par la Togolaise des eaux, renforçant ainsi l'approvisionnement dans les zones encore insuffisamment desservies.

Au-delà de l'amélioration des conditions de vie, cette stratégie vise également à réduire les maladies hydriques et à soutenir le développement socio-économique du pays. En multipliant les infrastructures et en modernisant les équipements, le Togo se rapproche progressivement de son objectif d'un accès universel et durable à l'eau potable.