Environ 200 producteurs agricoles et semenciers ont pris part à ces activités, organisées les 18 et 19 décembre 2025 à Dapaong, dans la région des Savanes, et lors d’une visite guidée le 16 décembre à Sarakawa, dans la région de la Kara.
Ces parcs satellites, également appelés technoparcs de proximité, font suite à l’expérience du premier Parc de technologies et d’innovations agricoles (PTIA) implanté à Davié en 2023 avec l’appui du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF). Ils visent à rapprocher les innovations issues de la recherche des producteurs des zones éloignées et à favoriser leur adoption à travers des plateformes de démonstration, de formation et de diffusion des technologies agricoles.
À l’occasion de ces journées, les participants ont pu découvrir et évaluer plusieurs variétés améliorées, notamment de soja, de sorgho, de riz pluvial, de niébé, d’arachide et de patate douce. Selon l’ITRA, ces technologies ont été appréciées pour leur précocité, leur rendement et leur capacité d’adaptation aux conditions agroécologiques locales.
Depuis 2022, l’appui du FSRP-Togo a permis la mise en place de deux parcs satellites dans les régions de la Kara et des Savanes, la conduite de tests en milieu paysan sur deux campagnes agricoles successives, ainsi que l’organisation d’ateliers de revue des technologies dans l’ensemble des régions agricoles du pays. Le dispositif d’appui à la recherche système (DARS) de l’ITRA a également été renforcé afin d’accélérer le transfert des innovations vers les producteurs.
Selon les données communiquées par l’institution, plus de 900 producteurs ont participé directement aux essais en milieu paysan, tandis que 244 producteurs leaders et environ 150 conseillers agricoles ont été formés à l’utilisation de la plateforme digitale FeSeRWAM, dédiée à l’accompagnement technique et au choix variétal.
L’adoption progressive des variétés améliorées a permis d’enregistrer des gains de productivité significatifs. Les producteurs de sorgho utilisant la variété Soubatimi ont notamment rapporté des rendements pouvant atteindre 5 tonnes par hectare, contre environ 1 tonne pour les variétés locales, tandis que les rendements de l’arachide sont passés à 2 tonnes par hectare avec la variété IS1, contre 0,5 tonne auparavant.
Ces améliorations de rendement se traduisent par une hausse des revenus agricoles et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des producteurs, selon l’ITRA.









