Ces fermetures s’inscrivent dans une tendance observée ces dernières années. En mars 2025, la banque avait déjà fermé deux agences, à Lomé et à Sotouboua, après plusieurs décisions similaires prises en 2023.
Aucune indication précise n’a été fournie sur les motivations de cette nouvelle vague de fermetures. En 2023, Orabank avait toutefois expliqué des mesures comparables par un processus de restructuration destiné à rationaliser son réseau et à améliorer son efficacité opérationnelle.
Par ailleurs, selon des informations rendues publiques en 2022, Oragroup faisait l’objet d’un projet de rachat, Vista Bank, groupe bancaire burkinabè, étant alors pressenti pour reprendre l’institution panafricaine. A la grande surprise, Vista Bank a annoncé son retrait du processus d’acquisition des parts détenues par le fonds Emerging Capital Partners (ECP) dans Orabank.
Ces annonces interviennent dans un contexte financier plus favorable pour le groupe. Au premier semestre 2025, Oragroup a enregistré un bénéfice net record de 18,3 milliards de FCFA, après une perte de 13,9 milliards de FCFA en 2024. Le groupe indique avoir poursuivi l’assainissement de son portefeuille de crédits et renforcé sa sélectivité dans l’octroi de prêts, tout en consolidant sa base de dépôts, désormais supérieure à 3 000 milliards de FCFA.
« Les résultats du premier semestre 2025 marquent un tournant pour Orabank. Le retour à une rentabilité solide traduit la pertinence des choix stratégiques opérés ces dernières années », a déclaré Ferdinand Ngon-Kemoum, directeur général d’Oragroup, ajoutant que le groupe entend poursuivre la mise en œuvre de son plan de développement, axé notamment sur le renforcement des fondamentaux financiers, la diversification des revenus et l’accélération de la transformation digitale.
Oragroup affirme également renforcer son engagement en faveur de projets à fort impact social et environnemental, dans le cadre de sa stratégie ESG (Environnemental, Social et Gouvernance).
Présent dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dont le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Gabon, la Mauritanie et le Tchad, le groupe poursuit une réorganisation de son modèle opérationnel, combinant rationalisation du réseau physique et développement des services digitaux.









