Lors d’une conférence de presse, le front « Touche Pas À Ma Constitution », la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) et la Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP) ont salué cette mesure, tout en appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des détenus politiques et au retour des exilés.
« Nous saluons la libération des détenus politiques. Nous leur rendons un hommage appuyé et nous nous inclinons humblement devant la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie en prison. Ils sont tous des héros », a déclaré Jean Kissi, deuxième porte-parole du front « Touche Pas À Ma Constitution ».
Les organisations estiment toutefois que cet acte, présenté par les autorités comme un geste d’apaisement, reste insuffisant. Elles dénoncent ce qu’elles qualifient d’attitude « cynique », assimilée à celle d’un « pompier pyromane ».
Selon elles, plusieurs personnalités demeurent incarcérées dans des conditions jugées difficiles. « Beaucoup de nos compatriotes sont encore privés de liberté, à l’exemple de Marguerite Gnakadé, Jean-Paul Omolou, Kpatcha Gnassingbé ou Alex Atti. Près de 70 détenus politiques attendent encore leur libération », a affirmé Jean Kissi.
Les regroupements soulignent qu’une véritable volonté d’apaisement passerait par la libération sans condition de tous les détenus politiques, sans exception. Ils estiment également que cette mesure doit être accompagnée du retour de tous les exilés politiques.
« La libération de tous les détenus politiques et le retour des exilés constituent des actes majeurs et prioritaires. Ce serait un premier signal fort de bonne volonté adressé aux Togolais », a insisté M. Kissi.
En Conseil des ministres, le gouvernement sous la houlette du Président du conseil Faure Gnassingbé a adopté le 30 décembre 2025, un décret accordant une grâce présidentielle à 1 511 personnes condamnées, qui recouvrent immédiatement la liberté, ont annoncé les autorités. Cette mesure fait suite à son engagement exprimé lors de son adresse sur l’état de la Nation devant le Parlement, le 2 décembre dernier.
Selon le communiqué officiel, les bénéficiaires comprennent des détenus purgeant de longues peines, des personnes incarcérées pour des délits mineurs, des condamnés en fin de peine, ainsi que des prisonniers âgés ou atteints de maladies graves.
Les autorités estiment qu’elle contribuera à soulager les familles concernées à l’approche des fêtes, à désengorger les établissements pénitentiaires et à renforcer le respect des engagements internationaux du pays en matière de justice et de droits humains.









