Selon un avis publié sur le site officiel travel.state.gov, le département d’État américain a ajouté le Bhoutan, le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Namibie et le Turkménistan. Avec ces nouvelles désignations, treize pays majoritairement africains figurent désormais sur cette liste, rendant l’obtention d’un visa américain financièrement inaccessible pour de nombreux candidats.
Cette initiative s’inscrit dans la politique de durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis menée par l’administration Trump. Celle-ci impose notamment des entretiens consulaires en présentiel à tous les demandeurs de visa, ainsi que la divulgation de plusieurs années d’historique sur les réseaux sociaux, les déplacements internationaux et les conditions de vie, y compris celles des membres de leur famille.
Les autorités américaines justifient l’exigence de cautions, fixées entre 5 000 et 15 000 dollars, par la nécessité de prévenir les dépassements de durée de séjour autorisée. Elles estiment que cette mesure constitue un levier efficace pour renforcer le respect des règles migratoires.
Le versement de la caution ne garantit toutefois pas l’octroi d’un visa. Le montant est remboursé en cas de refus ou si le bénéficiaire démontre, après son séjour, avoir respecté l’ensemble des conditions imposées.
Les nouveaux pays concernés rejoignent la Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, la Tanzanie, la Gambie, le Malawi et la Zambie, déjà soumis à cette obligation depuis août et octobre de l’année précédente.









