La cérémonie a réuni les présidents Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et Ibrahim Traoré, soulignant l’ambition commune de renforcer la souveraineté économique de la Confédération des États du Sahel (AES).
Dotée d’un capital initial de 500 milliards FCFA (899 millions $), la BCID-AES a pour mandat de mobiliser les ressources souveraines et d’investir dans des projets structurants couvrant l’agriculture et la sécurité alimentaire, les infrastructures routières et le désenclavement, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que le soutien au secteur privé. L’institution vise à jouer un rôle comparable à celui de la BOAD dans l’UEMOA ou de la BDEAC dans la zone CEMAC, en catalysant les financements pour des projets à forte valeur ajoutée économique et sociale.
Le recrutement du personnel est en cours, avec une possible intégration d’experts issus de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), apportant leur expérience dans la structuration et le financement de projets régionaux. La mise en place de la BCID-AES illustre la volonté des États membres de créer un outil financier autonome, capable de soutenir une stratégie de développement coordonnée et de répondre aux besoins d’infrastructures et d’investissement critiques pour la croissance et l’intégration régionale du Sahel.









