D’un investissement global de 9,743 milliards FCFA, le projet affiche une capacité industrielle de 150 000 tonnes par an et un potentiel de 1 700 emplois directs et indirects, renforçant significativement le dispositif national de transformation de l’anacarde, l’une des filières agricoles stratégiques du pays.
La mise en œuvre du projet a bénéficié d’un accompagnement institutionnel couvrant 25 % du montage financier, mobilisant plusieurs instruments nationaux de financement et d’appui au secteur productif. Ont notamment contribué le Conseil burkinabè des filières agricoles, le Fonds Dumu Ka Fa, le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et la Banque commerciale du Burkina (BCB).
Cet appui a permis de lever les contraintes financières et techniques qui freinaient la concrétisation du projet porté par sa promotrice, Masso SO/TRAORÉ, illustrant le rôle croissant des dispositifs publics dans la structuration de projets industriels à fort impact.
Dotée d’équipements de dernière génération, l’usine Burkina Cajou vise une transformation à grande échelle de la noix de cajou, avec pour objectif de capter davantage de valeur ajoutée localement et de réduire la dépendance aux exportations de matières premières non transformées. Le projet s’inscrit dans une logique de montée en gamme industrielle et de structuration durable de la chaîne de valeur anacarde, dans un pays encore largement exportateur de produits agricoles bruts.
L’inauguration officielle, intervenue le 20 décembre 2025, s’est tenue sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui a souligné le rôle central de l’État dans l’accompagnement des initiatives industrielles à fort impact économique. Selon lui, les instruments publics ont vocation à soutenir prioritairement les promoteurs engagés dans la transformation locale.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a pour sa part rappelé le caractère stratégique de l’anacarde pour l’économie nationale, tant en termes de recettes d’exportation que de création d’emplois, réaffirmant l’orientation gouvernementale en faveur de l’industrialisation comme levier de croissance inclusive.
Dans cette dynamique, le Président du Faso a lancé un appel explicite aux opérateurs économiques historiquement positionnés sur l’exportation de produits bruts, les invitant à se repositionner sur la transformation industrielle, avec la garantie d’un accompagnement renforcé de l’État.
À travers Burkina Cajou, les autorités burkinabè entendent ainsi envoyer un signal clair aux investisseurs : l’industrialisation agricole est appelée à devenir l’un des piliers de la souveraineté économique et de la création de valeur locale au Burkina Faso.









