Le budget 2026, élaboré en mode programme, prévoit 3 057 milliards FCFA de recettes, 3 578 milliards FCFA de dépenses et un déficit de 520,425 milliards FCFA. Celui-ci enregistre une baisse de 3,66 % par rapport à la loi de finances rectifiée de 2025. Le texte a été adopté à l’unanimité : 128 voix pour, aucune contre et aucune abstention.
Cette adoption traduit la volonté des autorités de transition de renforcer la discipline budgétaire et de poursuivre la réduction progressive du déficit public. Plusieurs conseillers ont insisté sur l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires, sociaux et économiques.
Les travaux reprendront le lundi 8 décembre avec l’examen de la deuxième partie du projet de loi de finances, qui portera sur la répartition des crédits par institutions et organismes publics. Une étape décisive pour définir les priorités de financement de l’État en 2026.
Un membre de la Commission des finances du CNT souligne l’importance du vote unanime :
« Ce vote illustre la volonté de soutenir une trajectoire budgétaire plus responsable. La baisse du déficit est un signal encourageant, mais la réussite dépendra de la mobilisation effective des recettes et de la transparence dans l’exécution des dépenses. La seconde partie de la loi sera cruciale pour s’assurer que les allocations répondent aux besoins prioritaires du pays. »
Si la réduction du déficit est saluée comme un signe positif pour la stabilité macroéconomique, les analystes rappellent que les défis demeurent. La capacité du gouvernement à renforcer la mobilisation des recettes et à garantir une gestion transparente des dépenses sera déterminante pour la réussite de l’exercice budgétaire 2026.









