Conçu pour durer quatre ans, SCOPE Africa a pour objectif de renforcer la sûreté, la sécurité et la performance des ports africains les plus stratégiques, alors que le commerce maritime du continent enregistre une croissance soutenue de près de 7 % par an. Dix infrastructures majeures sont concernées : les ports de Lomé, Douala, Kribi, Praia, Pointe-Noire, Abidjan, Libreville, Monrovia, Lagos et Dakar, situés sur des corridors jugés prioritaires dans la stratégie européenne Global Gateway.
Ces plateformes jouent un rôle central dans les échanges et l’intégration régionale, mais elles demeurent confrontées à de nombreux défis : risques industriels, criminalité organisée, menaces terroristes, expansion des trafics illicites et vulnérabilité aux pressions environnementales et climatiques.
Pendant deux jours, les participants dirigeants portuaires, organisations régionales et partenaires internationaux débattront de la mise en œuvre de la stratégie Global Gateway, de la sécurité portuaire comme levier de compétitivité, ainsi que des enjeux de durabilité environnementale. Une présentation du projet et une visite du Port autonome de Lomé figurent également au programme.
Pour Penn Laré, chef de cabinet du HCM, SCOPE Africa répond à une nécessité urgente. « Nos 30 000 kilomètres de côtes abritent des écosystèmes précieux et soutiennent des millions de moyens d’existence, mais restent fragilisés par des menaces multiples », a-t-il rappelé. Face à ces défis, a-t-il insisté, aucun pays ne peut agir seul, d’où l’importance d’une approche intégrée et mutualisée.
Le projet s’appuie sur plus d’une décennie d’initiatives de coopération maritime menées avec l’appui européen. Selon l’ambassadeur de l’UE au Togo, Gwilym Ceri Jones, SCOPE Africa se déploiera autour de cinq axes majeurs, notamment, conformité aux normes internationales ; renforcement des capacités de coordination, d’intervention et de gestion des crises ; professionnalisation et formation des acteurs, avec un accent sur l’inclusion et le genre ; dynamisation de la coopération régionale ; intégration accrue des opérateurs africains dans les chaînes de valeur mondiales.
Présente à Lomé pour la cérémonie, l’ambassadrice de Belgique au Togo, Sandrine Platteau, a salué une initiative portée « dans un esprit d’équipe-Europe ». Elle a souligné que l’expertise portuaire belge sera mobilisée pour soutenir un objectif commun : faire des ports concernés de véritables leviers de prospérité partagée.









