Sur la même période, les cours de l’or ont enregistré une hausse de 25 %, atteignant 2 610,85 dollars l’once, soit la plus forte progression annuelle depuis 14 ans. Cette dynamique s’est poursuivie en 2025, soutenue par les tensions géopolitiques, les incertitudes économiques et la demande constante des banques centrales.
Le Ghana et le Mali se distinguent parmi les principaux producteurs, le Ghana ayant extrait plus de 125 tonnes et le Mali renforçant ses capacités de raffinage à Sénou. Cependant, Afreximbank souligne que le continent peine encore à valoriser pleinement ses ressources. Les capacités limitées de raffinage et les infrastructures insuffisantes obligent l’Afrique à exporter majoritairement de l’or brut, réduisant ainsi la valeur ajoutée locale.
Pour remédier à cette situation, plusieurs initiatives ont été lancées. En 2025, la Royal Ghana Gold Refinery, première raffinerie commerciale du Ghana et deuxième plus grande d’Afrique, a été inaugurée. Le Burkina Faso a, pour sa part, ouvert en 2024 sa première raffinerie de pétrole, illustrant la volonté des pays africains de développer la transformation locale et de réduire leur dépendance aux exportations de matières premières brutes.
Malgré un potentiel aurifère considérable, l’Afrique doit encore investir massivement dans les infrastructures et le raffinage pour tirer pleinement profit de ses ressources et renforcer durablement sa position sur le marché mondial.









