Organisé par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, avec l’appui technique et financier de la GIZ, cet atelier a réuni les points focaux genre des régions des Plateaux, Centrale et Kara, ainsi que des acteurs locaux déterminés à faire progresser l’égalité des chances.
L’objectif principal vise à consolider le fonctionnement des cellules genre et permettre à leurs membres de maîtriser les techniques indispensables pour formuler un plaidoyer structuré et efficace. Ce renforcement vise à garantir une meilleure intégration du genre dans les politiques, programmes et initiatives de développement au niveau local.
Deux grands axes de formation ont animé ces journées : d’une part, un état des lieux du fonctionnement des cellules focales relais ; d’autre part, un module intensif consacré aux techniques de plaidoyer. Les communications ont abordé les stratégies d’influence, la communication persuasive, le suivi-évaluation des actions genre, ainsi que la compréhension approfondie du concept. L’identification des actions prioritaires, l’élaboration d’un plan de plaidoyer et le partage d’expériences ont enrichi les sessions de travail.
Herr François Nussbicker, conseiller technique à la GIZ-Togo, représentant la Cheffe de mission, a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. Selon lui, cet atelier s’inscrit dans une démarche structurante visant à renforcer durablement les mécanismes locaux de gouvernance sensible au genre. Il a rappelé que la GIZ reste résolument engagée aux côtés des collectivités et du gouvernement togolais pour accompagner des actions concrètes, fondées sur des compétences solides et un plaidoyer crédible. Pour lui, « investir dans les capacités des cellules genre, c’est investir dans un développement local plus inclusif et plus équitable ».
Pour Mme Batchabani Abidé, présidente de la cellule genre du ministère en charge de l’Administration territoriale, cet atelier marque « une étape essentielle » dans la consolidation de la dynamique régionale en matière de promotion du genre. Elle a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination et d’une appropriation efficace des mécanismes de plaidoyer, condition indispensable pour que les préoccupations liées au genre soient pleinement intégrées dans les politiques locales.
Le gouverneur de la région des Plateaux, le général de brigade Dadja Maganawé, a de son côté encouragé les participants à faire preuve de leadership et de rigueur. Pour lui, intégrer le genre dans l’action publique locale n’est pas une option mais « une nécessité pour un développement harmonieux et inclusif ». Il a réaffirmé l’engagement de l’autorité régionale à soutenir toutes les initiatives allant dans ce sens.
Alors que les rideaux se referment sur ces deux jours d’apprentissage, un message clair s’impose, “le plaidoyer pour le genre doit franchir un cap”. Les membres des cellules repartent mieux outillés et investis d’une mission, celle de transformer les enseignements de l’atelier en actions concrètes sur le terrain, là où se joue réellement l’avenir d’une gouvernance locale sensible au genre.









