Présentée lors du sommet du G20 à Johannesburg par le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, Saeed bin Mubarak Al Hajeri, l’initiative baptisée « AI for Development » vise en priorité l’éducation, l’agriculture, la santé, l’identité numérique et la lutte contre le changement climatique.
« Cet investissement contribuera à améliorer les services publics, à accroître la productivité et à faciliter l’accès à la puissance de calcul, à l’expertise technique et aux partenariats internationaux », a déclaré le ministre. Selon lui, l’IA constitue « la pierre angulaire de l’avenir de l’humanité ».
Les Émirats arabes unis, désormais quatrième investisseur sur le continent africain, souhaitent ainsi consolider leur présence dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la logistique ou les minerais stratégiques. L’objectif affiché est de veiller à ce que les pays du Sud « ne soient pas laissés pour compte à l’ère de l’IA ».
Selon un rapport publié en août par Mastercard, le marché africain de l’IA devrait atteindre 4,51 milliards USD en 2025, même si son développement reste inégal. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Rwanda, Maurice, le Kenya et le Nigeria figurent parmi les plus avancés en matière de stratégies nationales et de cadres éthiques. À l’inverse, de nombreux pays continuent de faire face à un manque d’infrastructures, à un accès limité à Internet, à une faible capacité énergétique et à l’absence de cadres réglementaires complets.
Bien que non membre du G20, les Émirats arabes unis ont été invités à ce sommet par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, hôte de cette première édition organisée sur le sol africain.









