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« Réserves administratives : Le gouvernement assure qu’« aucune personne ne sera lésée » dans l'examiner des dossiers

novembre 24, 2025 0 494

Depuis novembre 2024, le gouvernement togolais a engagé un vaste chantier de protection et de sécurisation des réserves administratives, un patrimoine foncier essentiel au développement des collectivités et à la réalisation des projets d’intérêt général. Ce processus, mené de manière structurée et conforme à la loi, fait suite à une opération pilote de recensement menée dans le District autonome du Grand Lomé.

Les premiers résultats ont révélé une situation préoccupante : 68 % des domaines de l’État seraient occupés illégalement, un phénomène qui retarde l’exécution de nombreux projets publics. Face à cette situation, les autorités ont donné aux occupants irréguliers un délai d’un an jusqu’au 20 novembre 2025 pour libérer les terrains. Passé ce délai, l’État affirme qu’il « prendra ses responsabilités conformément à la loi ». 

Entre septembre et octobre 2025, des équipes techniques ont sillonné les 13 communes du Grand Lomé afin de vérifier les limites des réserves administratives, consolider les données du recensement et implanter des panneaux d’identification. Lors de cette phase, plusieurs occupants ont déclaré détenir des documents légaux.

En réponse, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le Colonel Awaté Hodabalo, a instruit les maires de constituer des équipes techniques chargées de collecter les pièces justificatives auprès des intéressés.
Parmi les documents recevables figurent : arrêtés d’attribution, de rétrocession, d’affectation, de cession ou de bail ; contrats d’échange ; tout document administratif valable ; plans parcellaires comportant des coordonnées UTM pour vérification technique.

Les maires devront transmettre l’ensemble des dossiers collectés le 26 novembre 2025, avant leur analyse par les services compétents. Cette étape permettra de distinguer les occupations légales des occupations irrégulières et de prendre des décisions « justes, transparentes et responsables ». Les retardataires disposent d’un délai particulièrement court pour se mettre en règle. 

Le gouvernement rappelle que les réserves administratives constituent la base foncière indispensable à la construction d’équipements publics : écoles, centres de santé, marchés modernes, voies structurantes, infrastructures sportives ou encore installations de sécurité. Leur occupation illégale bloque aujourd’hui plusieurs projets de développement local.

Les autorités appellent ainsi les populations à faire preuve de civisme, de responsabilité et de collaboration. Le gouvernement assure qu’« aucune personne ne sera lésée », précisant que chaque dossier sera examiné avec équité et dans le respect strict des textes.

L’État et les collectivités affirment leur détermination à mener ce processus jusqu’à son terme, dans l’intérêt général et pour garantir une gestion durable et transparente du territoire.

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