n

Aujourd'hui 3573

Hier 3259

Semaine 6832

Mois 25219

Total 868406

Journée internationale des droits de l’enfant : Akparè fait front contre les violences faites aux enfants et relance l’appel à la scolarisation des jeunes filles.

novembre 22, 2025 0 723

Akparè (Ogou 2), 20 novembre 2025 — Dans une préfecture où traditions, défis sociaux et mutations contemporaines se croisent, la protection de l’enfant se révèle plus que jamais urgente. C’est dans ce contexte que les populations du canton d’Akparè se sont massivement mobilisées ce jeudi lors d’une grande journée de sensibilisation initiée par SOS Village d’Enfants Atakpamé, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant.

Un rendez-vous qui ne se voulait pas seulement commémoratif, mais un appel à l’action, destiné à renforcer la vigilance communautaire face aux violences, abus et obstacles à l’épanouissement des enfants, notamment en milieu rural.

Elle a mobilisé autorités locales, chefs traditionnels, éducateurs, responsables d’ONG, parents et enfants venus de plusieurs localités environnantes.

Le thème de l’édition, “S’élever ensemble pour les droits des tout-petits !”, a été développé par M. Lawani Ilallou, Directeur exécutif de l’ONG CREJe, qui a rappelé les droits fondamentaux de la Convention des Nations Unies et ses quatre principes cardinaux : l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie et au développement, la non-discrimination et la prise en compte de l’opinion de l’enfant. Il a également insisté sur des problématiques sensibles : le droit à l’éducation, l’enregistrement des naissances, la protection contre les violences, ainsi que le rôle pivot de la famille dans la prévention des vulnérabilités.

Pour toucher le public autrement, des sketchs pédagogiques ont été présentés :

 * Les apprenants de la Chambre des Métiers d’Akparè ont dénoncé les ravages de la drogue, de l’alcool, de la débauche et de l’abandon scolaire, mettant en lumière leurs impacts sur l’avenir des jeunes.

* Le club SSR “L’Union fait la force” du Lycée d’Akparè a illustré les conséquences des grossesses précoces, violences basées sur le genre et mariages forcés, tout en appelant à soutenir la scolarisation des filles face aux réalités du monde moderne.

Ces représentations, fortement applaudies, ont permis d’ancrer le message dans des réalités vécues par les familles du milieu rural.

Les coordonnateurs des projets mis en œuvre, Mrs Afevi Kodzogan et Gumedzoe Komla Dziédzom, ont réaffirmé l’importance d’une action collective, “Protéger les enfants n’est pas l’affaire d’un seul acteur. Nous outillons les communautés afin que chaque enfant puisse grandir dans un environnement sûr et bienveillant. Akparè n’est qu’une étape : l’objectif est de bâtir un réseau de vigilance dans tout l’Ogou”.

Le Chef de l’Inspection du Second Degré a insisté sur l’école comme rempart essentiel.

« La scolarisation protège. Garder les enfants en classe, surtout les filles, est une garantie contre l’exploitation, la précarité et l’errance sociale. »

Le représentant du maire de la commune Ogou 2 a pour sa part souligné la responsabilité des collectivités.

« Le développement d’une commune repose sur l’épanouissement de sa jeunesse. La protection de l’enfant est un enjeu de gouvernance locale. »

Enfin, le Chef village Odjokoto Edoh a scellé l’engagement communautaire.

« Protéger les enfants, c’est assurer l’avenir d’Akparè. Nous resterons mobilisés sur cette cause. »

Au terme des échanges, les participants ont promis de relayer les messages reçus dans l’ensemble du canton, avec pour défi de transformer la prise de conscience en actions quotidiennes. La campagne se poursuivra à travers des émissions sur Radio La Paix et Radio Virgo Potens jusqu’au 11 décembre afin de toucher un public plus large.

Cette célébration marque bien plus qu’un rendez-vous annuel; Elle renforce la détermination des acteurs locaux à construire des communautés protectrices, conscientes et responsables, où chaque enfant peut s’épanouir loin des violences, de l’exploitation et des discriminations.

Car, comme l’a rappelé un intervenant, « Le respect des droits de l’enfant n’est pas un discours, c’est un engagement quotidien. » 

Jean-Marc EDRON

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Articles populaires