Pour répondre à ces inquiétudes, le gouvernement a annoncé une mesure forte : à partir de 2026, la provenderie sera exonérée de taxes à l’importation. Cette disposition figure dans le projet de loi de finances adopté en fin de semaine dernière en Conseil des ministres et devrait entrer en vigueur après son adoption par les deux chambres du Parlement.
Selon l’exécutif, cet allègement fiscal vise à soutenir la production locale de viande en réduisant l’un des principaux postes de dépenses des éleveurs. Les coûts élevés des intrants pèsent en effet lourdement sur les marges des exploitants et freinent l’essor des filières animales.
La mesure s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement de la sécurité alimentaire et de promotion du « consommer local ». En rendant les aliments pour bétail plus accessibles, les autorités espèrent offrir un véritable ballon d’oxygène aux éleveurs, particulièrement affectés par la volatilité des prix des matières premières sur le marché international.
Des retombées positives sont attendues à moyen terme : relance de la production de viande, d’œufs et de volaille, amélioration de la compétitivité des filières, et potentielle baisse des prix pour les consommateurs. La réduction des importations de volailles congelées et d’autres produits carnés fait également partie des perspectives envisagées.
Cette nouvelle mesure complète les efforts déjà entrepris par le gouvernement pour dynamiser le secteur. En février 2025, un arrêté du ministère des Ressources halieutiques et animales a réactivé l’obligation pour les importateurs de poissons, viandes de volaille et dérivés d’acquérir au moins 10 % de leurs volumes en produits locaux avant toute autorisation d’importation. Une démarche destinée à protéger les producteurs nationaux et à renforcer l’autonomie alimentaire du pays.









