Le gouvernement prévoit 268,1 milliards de GH¢ (13 804 milliards FCFA) de recettes et subventions pour des dépenses atteignant 302,5 milliards de GH¢. Le déficit global, estimé à 34,4 milliards de GH¢ (1 772 milliards FCFA) soit 2,2 % du PIB sera financé par des emprunts domestiques et extérieurs. Le solde primaire reste excédentaire, à 23,3 milliards de GH¢ (1 199 milliards FCFA), tandis que le déficit de trésorerie culmine à 64,2 milliards de GH¢ (3 307 milliards FCFA).
Conformément au programme en cours avec le FMI, l’exécutif relance le Ghana Sinking Fund et prépare de nouvelles opérations de reprofilage, des rachats obligataires et le retour à des émissions de référence pour restaurer la confiance des investisseurs.
Sur le plan fiscal, plusieurs allègements sont annoncés : abolition de la taxe COVID-19, suppression de la TVA sur la reconnaissance et la prospection minières, réduction du taux effectif de TVA à 20 %, relèvement du seuil d’immatriculation à 750 000 GH¢ (38,6 milliards FCFA), prolongation jusqu’en 2028 de l’exonération de TVA sur les textiles locaux.
Pièce maîtresse du budget, le programme d’investissements massifs « Big Push » prévoit 10 milliards $ pour la modernisation des routes, ponts, ports, infrastructures numériques et énergétiques. Pour l’exercice 2026, 30 milliards de GH¢ (1 544 milliards FCFA) seront dédiés aux infrastructures routières et aux ponts stratégiques.
Le secteur agricole bénéficie d’une enveloppe visant à renforcer la sécurité alimentaire et l’agro-industrie : 245 millions GH¢ (12,6 milliards FCFA) pour les programmes de productivité, 828 millions GH¢ (42,6 milliards FCFA) pour 1 000 km de routes d’enclave agricole, 690 millions GH¢ (35,5 milliards FCFA) pour les centres de services aux agriculteurs. Le gouvernement lance également un ambitieux programme d’industrialisation du palmier à huile, doté de 6,9 milliards GH¢ (355,1 milliards FCFA) sur la période 2026–2032.
Le secteur énergétique, fragilisé par les arriérés et les déficits, absorbera : 15,2 milliards GH¢ (783,3 milliards FCFA) pour combler les déficits, 4,8 milliards GH¢ (246,9 milliards FCFA) pour régler les arriérés des producteurs indépendants, 2 milliards GH¢ (102,9 milliards FCFA) pour les projets d’électrification rurale.
Malgré les contraintes financières, les dépenses sociales demeurent élevées. Le ministère de l’Éducation recevra 33,3 milliards GH¢ (1 714 milliards FCFA), auxquels s’ajoutent 9,9 milliards GH¢ (509,5 milliards FCFA) pour le GETFund.
Les financements incluent : 4,2 milliards GH¢ pour la gratuité des SHS, 1,1 milliard GH¢ pour le programme GSLIP, la construction de 600 infrastructures scolaires, 1,98 milliard GH¢ pour l’alimentation scolaire, 292 millions GH¢ pour les serviettes hygiéniques gratuites, 169 millions GH¢ pour l’enregistrement du BECE.
Dans la santé, 9 milliards GH¢ (463,2 milliards FCFA) sont prévus pour le NHIS, les médicaments essentiels et les vaccins, tandis que le programme MahamaCares recevra 2,3 milliards GH¢ pour le soutien aux patients souffrant de maladies chroniques. Trois nouveaux hôpitaux régionaux seront construits et dix projets de l’Agenda 111 bénéficieront de 100 millions GH¢.
Les autres mesures sociales financent : 1,1 milliard GH¢ pour le programme LEAP, 401 millions GH¢ pour la Banque de développement des femmes, 260 millions GH¢ pour les entreprises numériques et les PME.
L’économie ghanéenne devrait croître de 4,8 % en 2026, avec une inflation attendue autour de 8 %. Le ministre Ato Forson estime que ce budget ouvre une nouvelle phase de transformation structurelle : « La tempête est passée, les bases sont solides et l’horizon est lumineux », a-t-il déclaré, appelant à bâtir un Ghana prospère sous la direction du président John Dramani Mahama.









