La cérémonie d’ouverture a été présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, en présence de Ben Coleman, envoyé commercial du Premier ministre britannique pour l’Afrique francophone, et de Steven Gray Obe, responsable Afrique de l’Ouest et centrale pour UK Export Finance (UKEF). L’événement a réuni plus de 600 décideurs, investisseurs et représentants d’institutions publiques et privées venus du Royaume-Uni et de plusieurs pays africains.
Dans son allocution, Faure Gnassingbé s’est dit honoré du choix porté sur le Togo pour accueillir, pour la première fois sur le sol africain, ce forum d’envergure.
« Ce n’est pas un simple déplacement géographique, mais un déplacement symbolique : celui d’un partenariat qui s’enracine désormais dans la réalité africaine, dans son énergie, sa jeunesse et son ambition », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a souligné que cette rencontre marque l’ouverture d’un nouveau chapitre du partenariat entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone, reposant sur une dynamique de réciprocité et de création de valeur partagée.
« Nous passons d’une logique d’assistance fondée sur les dons à de véritables relations économiques construites sur l’échange, l’investissement et la complémentarité des savoir-faire », a-t-il précisé.
Au cœur des échanges : la volonté commune de faire des infrastructures des leviers de souveraineté, de croissance et de compétitivité.
Faure Gnassingbé a rappelé que les infrastructures n’ont de sens que si elles soutiennent la production locale et favorisent la transformation.
« Il s’agit d’investir pour produire, pas seulement de construire », a-t-il insisté.
Le Togo, avec son port en eau profonde de Lomé, ses réformes pro-investissement, sa stabilité politique et son ouverture régionale, se positionne comme un hub logistique et industriel majeur en Afrique de l’Ouest.
Le Président a invité les partenaires britanniques à investir dans ces infrastructures productives, « pour que l’investissement dans le béton devienne un investissement dans le développement ».
Le chef de l’État a également mis l’accent sur le rôle des petites et moyennes entreprises, des jeunes et des femmes dans la construction d’une croissance inclusive et durable.
« Le développement ne se décrète pas, il se construit par la base, dans la créativité des jeunes et dans l’audace des entrepreneurs », a-t-il rappelé.
Selon lui, les PME africaines ont désormais besoin de partenariats intelligents, facilitant l’accès au capital, à la formation et à la technologie.
« Investir dans les PME africaines aujourd’hui, c’est le pari le plus rentable sur l’avenir du continent », a-t-il conclu.
Faure Gnassingbé a désigné la transition énergétique et numérique comme les piliers de la transformation économique africaine. Il a plaidé pour des investissements conjoints dans l’énergie propre, les technologies financières et les infrastructures digitales, tout en rappelant que cette transformation doit rester humaine.
« Chaque ferme solaire, chaque fintech ou ville intelligente doit aussi être un investissement dans l’emploi, l’égalité et la cohésion sociale. »
Il a également souligné l’importance de l’intégration régionale comme moteur d’un marché africain unifié et compétitif.
« L’intégration régionale est notre meilleur outil pour réussir à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé, appelant à une meilleure harmonisation des régulations et à la fluidité du commerce intra-africain.
En marge du forum, un protocole d’accord a été signé entre le Togo et le Royaume-Uni pour renforcer les échanges d’expertise dans les domaines du numérique, de l’agriculture et du capital humain.
Les travaux se poursuivent avec plusieurs sessions pays (Togo, Cameroun, Sénégal, Bénin, Côte d’Ivoire, RDC, Guinée, Mauritanie et Congo), ainsi que des tables rondes consacrées à l’accès au capital, au régime commercial pour les pays en développement (DCTS) et aux accords de partenariat économique (APE).
En clôture de son discours, Faure Gnassingbé a lancé un appel aux investisseurs britanniques :
« Ensemble, nous pouvons créer des chaînes de valeur qui relient Londres à Lomé, Dakar à Manchester. Ensemble, transformons nos ressources en richesses, nos projets en prospérité et notre coopération en avenir partagé. »









