Thumbnail 8
previous arrow
next arrow

Lomé accueille, jusqu’au 17 avril 2026, la 18ᵉ réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), un rendez-vous stratégique pour les acteurs de la filière cotonnière.

Organisée par la Nouvelle société cotonnière du Togo, la rencontre réunit près de 250 participants issus de huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Tchad.

L’objectif est double : faire le bilan de la campagne 2025-2026 et identifier des solutions concrètes pour améliorer la productivité dans un contexte marqué par les effets du changement climatique.

bilan

La production cotonnière est confrontée à de multiples contraintes, notamment le dérèglement des saisons, la dégradation des sols et la recrudescence des ravageurs. Depuis 2022, des infestations d’aleurodes et de jassides ont provoqué des pertes importantes, parfois jusqu’à 50 % dans certains pays.

Au Togo, les rendements ont néanmoins progressé, passant d’environ 800 kg à près d’une tonne à l’hectare, grâce à une meilleure disponibilité des intrants et à l’adaptation des pratiques culturales.

Le PR-PICA constitue un cadre de coordination entre chercheurs, producteurs et industriels pour accélérer la diffusion d’innovations et harmoniser les réponses aux défis communs.

Selon Martin Drevon, directeur général de la NSCT, l’enjeu est d’« améliorer les rendements et les revenus des producteurs » à travers des solutions techniques adaptées.

dg nsct

Parmi les priorités figurent la lutte contre les ravageurs, l’introduction de nouvelles molécules phytosanitaires, ainsi que le développement de variétés plus résistantes à la sécheresse.

Au-delà de la productivité, les échanges portent également sur la compétitivité du coton africain sur un marché mondial volatil. L’amélioration de la fertilité des sols, la gestion intégrée des cultures et l’adaptation aux changements climatiques sont au cœur des discussions.

À l’issue des travaux, les participants attendent des recommandations opérationnelles, destinées à être intégrées dans les politiques agricoles nationales.

Pour les acteurs présents, cette rencontre représente une étape clé pour bâtir une filière cotonnière africaine plus résiliente, durable et compétitive.