Selon le compte rendu du Conseil, les recettes hors pétrole devraient atteindre 1 074 milliards FCFA, contre 1 023 milliards FCFA en 2025. Les recettes pétrolières, en revanche, sont attendues en repli à 780 milliards FCFA, soit 214 milliards FCFA de moins que l’an dernier. Le budget intègre également 401 milliards FCFA de dons, un niveau quasi stable par rapport à 2025.
Pour accroître la mobilisation des ressources, l’exécutif mise sur l’élargissement de l’assiette fiscale, l’interconnexion des régies financières et la généralisation de la facturation électronique. Pour la première fois, les revenus miniers issus de l’or et de l’antimoine sont intégrés aux prévisions budgétaires.
Les dépenses enregistrent une hausse de 9 % par rapport à l’exercice précédent. Elles comprennent notamment 1 171 milliards FCFA d’investissements dans le cadre du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ». La santé figure parmi les secteurs prioritaires, avec une hausse d’au moins 50 % des budgets des structures sanitaires et la mise en place ou le renforcement de centres de dialyse à N’Djamena, Abéché et Moundou. L’éducation, la fonction publique, la justice, l’administration et les infrastructures socio-économiques font également partie des axes d’intervention majeurs.
Le PLF 2026 met l’accent sur la décentralisation, les politiques sociales et le renforcement du capital humain, à travers des ressources accrues pour l’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et l’appui au secteur privé.
La croissance du PIB est projetée à 5,8 % en 2026, contre 4,3 % en 2025. Cette progression devrait être tirée par le secteur non pétrolier agriculture, élevage, services, industrie et infrastructures ainsi que par l’augmentation de la production pétrolière, soutenue par l’exploitation de nouveaux champs par CNPCIC et PERENCO.
Le solde global avant financements ressort à 275 milliards FCFA. Pour combler cet écart, le gouvernement prévoit de recourir aux amortissements et remboursements de prêts, de maintenir l’absence d’arriérés et de mobiliser des appuis budgétaires, prêts projets, émissions de titres publics et possibles emprunts.









