Leur valeur a atteint 1 000,8 milliards FCFA, contre 858,2 milliards FCFA au premier trimestre, soit une hausse de 16,6 %. Cette progression reflète un regain de la demande intérieure ainsi que la poursuite des approvisionnements dans les secteurs stratégiques de l’économie.
Selon la classification par division de l’OMC, les importations restent dominées par les combustibles et produits des industries extractives, qui pèsent 39,5 % du total. Les machines et matériels de transport suivent avec 21,8 %, puis les produits chimiques avec 12,5 %. À elles seules, ces trois catégories représentent plus des deux tiers des achats extérieurs du trimestre.
L’analyse plus fine basée sur la nomenclature du CTCI confirme la prépondérance des produits énergétiques : le pétrole et ses dérivés concentrent 38,5 % des importations. Les machines et appareils électriques, ainsi que leurs pièces, affichent une part de 6,3 %, tout comme les équipements spécialisés destinés à certaines industries. Les articles minéraux non métalliques manufacturés complètent la liste des principaux produits importés avec 5 %.
Les produits de première nécessité évoluent de manière contrastée. Entre les deux premiers trimestres de 2025, les importations de céréales et préparations céréalières ont bondi de 29,7 %, signe d’une forte demande ou d’une reconstitution des stocks. À l’inverse, les achats de sucres, produits sucrés et miel se sont effondrés de 63,4 %, probablement en raison d’un ajustement du marché ou d’une meilleure disponibilité locale.
Au total, le deuxième trimestre 2025 confirme une reprise soutenue des importations maliennes, largement portée par les besoins énergétiques, les équipements industriels et les intrants chimiques.









