La Fondation Friedrich Ebert (FES) a présenté, hier jeudi à la Maison de la presse de Bamako, son document d’analyse sur le paysage médiatique. Ce document de diagnostic sur la presse nationale de 4 dernières années traite les questions de la régulation, les libertés d’expression, de presse ; l’organisation des entreprises de presses, les conditions de travail et de vie du personnel des médias au Mali, etc.

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Le rapport note des avancées notables dans le domaine de la liberté de presse, par contre, le rapport signale des efforts à fournir pour la régulation de la radiodiffusion et la télévision de même que dans la formation des journalistes.

Le rapport s’est également intéressé à chaque segment de la presse nationale (l’audiovisuel, la presse écrite, la radio, les portails d’information).

Pour la radio diffusion, plus de 500 radios FM ayant obtenu une autorisation, seulement 375 émettent régulièrement, avec de faibles rayons de couverture ne dépassant pas 50 kilomètres.

Quant à la presse écrite, sur près de 120 journaux, seulement une trentaine de journaux, éditée principalement en français, parait régulièrement.

En plus de tout cela, la presse écrite souffre d’absence d’imprimeries modernes, du prix très élevé des journaux.


S’agissant des portails d’information, en pleine croissance dans le pays, depuis quelques années, cet autre segment du paysage médiatique n’arrive pas également à respecter son format. En manque de personnel et de rédaction, les rares journaux en ligne ne font que des reprises des articles de presse déjà publiés, constate la commission dans son rapport.

En plus de ces problèmes spécifiques, on note également le faible moyen financier que les autorités accordent à la presse pour ses missions de service public d’information. Cette aide directe à la presse au Mali était, l’année dernière de 200 millions de FCFA seulement.

Pire, ce baromètre confirme les conditions de vie et de travail difficiles des journalistes tout en indiquant que leur salaire moyen est de 50 000 francs CFA alors que le salaire minimum garanti (SMIG) de notre pays est de 40 000 francs CFA.

Le rapport se réjouit de la création de la Haute autorité de communication qui aura la responsabilité et la mission de réguler le secteur de la communication et de l’information ; de l’ouverture prochaine de l’école de journalisme dans le pays.

Source:info-matin