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Politique

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La proposition de Georges William Kuessan de voir toute l'opposition s'alligner derrière un "candidat unique apolitique" pour battre Faure Gnassingbé (sauf changement de dernière minute) aux élections présidentielles de 2020 a du plomb dans l'aile. Si cette idée est bonne, elle n'est pas du tout "la solution", selon Me Mouhamed Tchassona-Traoré. Le Président national du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) rejette en bloc cette idée.
 
Le permis de rêver est accordé à tout le monde. Et l'opposition togolaise dans son ensemble rêve de voir se matérialiser l'alternance en 2020. Pour que ce voeu le plus cher de toute la population devienne réalité, il n'y a que deux (2) problèmes à régler, estime Tchassona-Traoré.
 
Le premier problème est d'ordre structurel, autrement dit, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qu'il qualifie d' "inique", "anticonstitutionnelle" et "illégale" en une CENI purement " technique". Cela ne peut qu'être possible que si et seulement si l'opposition accepte de faire un travail de lobbying et diplomatique auprès des chancelleries, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), la francophonie, bref tous ces pays qui se sont intéressés dans la crise du Togo.
Le deuxième problème, est le financement des élections. Le premier responsable du MCD voit les chances de l'opposition remporter les élections très réduites si elles se font sur le budget national. L'autre chose est le travail de l'opposition à un éveil de conscience des populations....
 
"Ce n'est que la combinaison de ces conditions que le pouvoir de Faure Gnassingbé va se bouder. Si UNIR a gagné les législatives du 20 décembre 2018 et les locales du 30 juin passées, ce n'est pas qu'elle est populaire mais c'est grâce au boycott prôné par la coalition d'antan sinon nous avons la chance de remporter haut les mains ces élections. Mais nous avons encore une carte à jouer. C'est d'aller vers ces chancelleries pour leur présenter nos excuses et leur dire de nous aider" a précisé le numéro 1 du MCD.
 
Selon lui, l'idée de la candidature unique de l'opposition comme le clame haut et fort son collègue de "Santé du Peuple" est vraiment séduisante mais reste hypothétique. "Son idée est une solution mais pas la solution. La candidature unique de l'opposition est un mirage. C'est d'ailleurs un faux problème", a-t-il ajouté.
 
Me Tchassona-Traoré n'est le seul leader à contredire l'idée de la candidature unique de l'opposition. Bien avant lui, Me Yawovi Agboyibo du Comité d'action pour le renouveau (CAR), Jean-Pierre Fabre de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) et le Professeur Komi Wolou du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) sont allés dans le même sens.

Décidément l’opposition togolaise a besoin de la délivrance ! D’ailleurs jean pierre Fabre, l’ex chef de file de l’opposition, président du parti de l’opposition l’Alliance Nationale pour le changement (ANC) n’a pas hésité à le faire savoir ce matin, reçu dans une émission.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2019

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2019

A l’issue des élections locales du 30 juin et du 15 aout derniers, le parti de l’ex chef de file de l’opposition l’Alliance nationale pour le changement (ANC) s’en est sortie avec 139 Conseillers municipaux.

Décidément, les élections des maires dans les différentes communes au Togo continuent de faire des victimes avec son cortège de jeux des alliances.

La préfecture de Wawa composée de trois communes à Wawa 1, Wawa 2 et Wawa 3 connaissent leurs dirigeants.

A quelques mois de la présidentielle 2020, l’économiste Ekué Gamessou Kpodar, un quasi inconnu du théâtre politique, annonce sa candidature ce 10 septembre au cours d’une conférence de presse à l’Hôtel Eda-Oba. Il s’agit de la première candidature d’un indépendant.

Economiste, ancien de la Bceao et du Fmi, Ekué Gamessou Kpodar se présente comme un indépendant à la présidentielle prochaine. Dans son discours de candidature, il a d’abord décliné ses compétences en économie, celles d’un expert en macro-économie et en économie du développement, mais également coach en développement personnel. Il aura passé en tout 14 ans à la BCEAO consacrés à la stabilité monétaire, puis 21 ans au Fmi, dont 5 ans comme son représentant au Cameroun.

Ensuite, il a brossé un tableau sombre de la situation politique, sociale et économique du Togo, décochant de vives flèches quant à la médiocrité de la gouvernance autocratique actuelle. Il a fait le constat du déficit démocratique, dû au verrouillage constitutionnel et économique qui permet à une minorité de faire main basse à la fois sur le pouvoir politique et le pouvoir économique. Un controle systémique qui à la source, selon M. Kpodar, de la paupérisation de la multitude.

Enfin, parlant de ses compétences personnelles pour porter un projet de candidature à la présidentielle, le candidat s’est également fondé sur ses qualités intrinsèques d’honnête homme, ayant une vie remplie et qui s’est toujours préoccupé de son pays.

« J’ai fait de nombreuses réalisations dans ce pays, et on ne peut pas en dire autant de beaucoup de dirigeants, en tout cas ceux qui n’ont pas peur de les montrer », a-t-il déclaré un brin ironique.

Enfin, il a décliné sa vision du Togo, un pays débarrassé des carcans du passé, dont il faut « restaurer la crédibilité de l’Etat et la dignité des populations». Pour aborder ce tournant, le candidat entend agir dans le sens d’un pardon accordé aux dirigeants actuels, ainsi qu’une réconciliation armée-nation. Sur le plan social et économique, M. Kpodar compte remettre le pays en l’endroit par la construction d’un Etat de droit et l’application d’un libéralisme économique à visage humain.

Tout en se montrant très critique quant à la gestion du pouvoir par les dirigeants actuels, M. Ekué Kpodar n’a pas manqué de souligner la nécessité de se « tourner résolument vers l’avenir pour préparer des lendemains meilleurs ». Il compte appliquer une politique d’ouverture, de dialogue permanent pour réconcilier, apaiser les coeurs et remettre le pays à l’endroit.

Un indépendant quasi inconnu

L’homme est un quasi inconnu de la classe politique, il ne doit son arrivée sur la scène qu’à la faveur des soubresauts démocratiques ayant secoué le pays après les événements des 19 et 20 août. A la tête de Coditogo (Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie), il avait proposé ses services  à la Coalition de la C14 et les organisateurs de la société civile, pour être le candidat de l’opposition  pour diriger une éventuelle transition. Il aurait fait ainsi un travail sur les forces vives du pays.

Puis, il a été annoncé dans les cercles de l’ancien ministre de l’intérieur François Boko, avec lequel il devait former un ticket gagnant Nord-Sud pour déjouer le piège ethnorégionaliste du pouvoir. On sait que le chef d’escadron Akila-Esso Boko a été empêché de rentrer rendant quasi hypothétique voire impossible son retour.

C’est fort donc de son caractère d’indépendant et de ses compétences d’expert en macroéconomie et d’économie de développement que M. Ekué G. Kpodar postule à la magistrature suprême du Togo.

Au Togo depuis sa retraite anticipée en 2014, le sexagénaire remplit en principe les critères pour passer l’obstacle de la Cour constitutionnelle, l’un des maillons redoutés du pouvoir pour sélectionner ou non les candidatures encombrantes.

Ekué Kpodar est la seconde candidature annoncée dans le cadre de la présidentielle 2020. La première étant celle de Gerry Komandega Taama, du parti du NET. Plusieurs ténors de l’opposition ne se sont pas encore annoncé. Mais dans le camp du pouvoir, le premier ministre Selom Klassou et le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, ont déclaré probable la candidature de Faure Gnassingbé

L’opposition gagne 4 mairies sur les 7 communes du Golfe. L’ANC de Jean-Pierre Fabre arrive en tête avec 3 dont les mairies de Golfe 1, Golfe 4 et Golfe, tandis que la Coalition des 14 et FDR prennent Golfe 2. Le parti au pouvoir s’arroge le Golfe 3, Golfe 5 et Golfe 7.

Le Togo continue de lancer ses flèches de promotion de la gent féminine fruit de la volonté politique du Chef de l'État Faure Gnassingbé. Particulièrement le parti au pouvoir Union pour la République (UNIR) s’est donné cet objectif en faisant une large confiance aux dynamiques femmes du parti.