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samedi, 28 novembre 2020 19:51

Habitat : Les réformes foncières garantissent le droit au logement décent aux Togolais

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Le droit à un logement convenable est protégé par l’article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques.

En Afrique, l’explosion démographique et le taux élevé d’urbanisation sont deux réalités qui expliquent la constante hausse de la demande en logements abordables. L'accès au logement décent devient une préoccupation partagée par les gouvernements, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les organisations internationales. Des millions de personnes vivent dans des logements insalubres en payant des loyers exorbitants pour rester dans des conditions inadéquates.

Pour répondre à ce besoin, des politiques volontaristes de l’habitat ont été initiées. Elles reposent, notamment, sur l’accès au financement qui pose toujours problème.

Au Togo, la garantie du droit au logement pour tous dans un environnement propice et un cadre de vie attrayant, est assise parmi les objectifs qui régentent le mandat social du chef de l’Etat togolais. Des actes ont été joints à cette volonté politique, ce qui a fait augmenter le nombre de logement social bâti ces dernières années.

Pour en arriver là, des réformes ont été décuplées, et pas des moindres. Les perspectives sont ambitieuses mais atteignables grâce au Plan national de développement (PND 2018-2022), outil de lutte contre la pauvreté.

Le onzième (11) Objectif de développement durable (ODD) demande aux pays de « faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables ». C’est à cette tâche que se voue le Togo qui a élaboré des indicateurs de moyens notamment la construction de 20 000 logements décents et à coûts abordables à l’horizon 2022.

Tout calcul fait, c’est un projet réalisable, au vu des efforts multipliés par les pouvoirs publics pour stopper la naissance des bidonvilles et donner à tous des chances de vivre sous un toit décent. L’Etat a prévu l’acquisition de 139 hectares de terrains sur le territoire pour la construction de logements sociaux adéquats. Depuis 2005, plus de 20 000 logements ont été bâtis. D’autres projets de construction de logements (Mokpokpo, Renaissance et Well City) sont en cours d’exécution dans un partenariat public-privé.

Le Togo se donne la peine de renforcer les réformes bénéfiques et des perspectives rassurantes. Ainsi, récemment, un nouveau code foncier a été adopté avec la mise en place d’un guichet unique. L’allègement des procédures du foncier et du permis de construire permettent aux Togolais d’avoir un accès facile à l’habitat.

Le pays poursuivra le processus de digitalisation et l’immatriculation de 30% du territoire. D’autres initiatives seront aussi prises notamment l’aménagement et la gestion des espaces publics et verts ; la promotion de la production immobilière dans le secteur privé, etc.

Quant à l’urbanisme, il sera créé un Fonds social de développement de l’habitat (FSDH) et les municipalités de 5 000 habitants seront dotées de Schéma directeur d’aménagement urbain (Sdau).

A cela se grefferont des actions d’envergure comme le bitumage et le pavage des rues dans les grandes villes à travers le Projet d’infrastructures et de développement urbain (Pidu) et la réalisation du Projet eau et assainissement (Peat) dans les chefs-lieux des régions. Pidu bénéficiera à plus de 2,3 millions de Togolais et créera 500 000 emplois temporaires.

S’agissant de Peat, il renforcera l’accès à l’eau potable des citoyens, les conditions de vie, d’hygiène et d’assainissement seront améliorées ; la proportion de la population disposant d’installations sanitaires sera améliorée.

In fine, 15% de la population auront accès à des infrastructures d’évacuation des eaux usées et 80% à des ouvrages d’assainissement moderne.

Avec la relance du Partenariat Public-Privé (PPP) au Togo, les banques commerciales et hypothécaires, les sociétés de construction, les microfinances et les sociétés de développement immobilier doivent se saisir du nouveau code d’investissement pour s’offrir les opportunités dans l’habitat.

Par ailleurs, plusieurs promoteurs regrettent le prix élevé des matériaux qui rend difficile la construction des maisons à bas coût. Le prix du ciment est 3 fois plus élevé que la moyenne mondiale.

L’Afrique est le continent avec la croissance urbaine annuelle la plus élevée au monde,  environ 3% selon l’ONU.

D’après l’ONU-Habitat, alors que 40% de la population africaine était urbaine en 2009, ce taux en constante évolution atteindra 60% en 2050.

Lu 253 fois Dernière modification le samedi, 28 novembre 2020 20:11

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