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jeudi, 19 novembre 2020 18:46

Alimentation scolaire: Plus de 6 000 000 de repas servis dans la région de la Kara depuis 2018

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Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), plus de 30 millions d'enfants bénéficient désormais de programmes d'alimentation scolaire en Afrique.

 

Rien qu'en Afrique de l'Ouest, les gouvernements investissent 500 millions de dollars par an dans l'alimentation scolaire, ajoute le PAM. « Les repas scolaires garantissent que les enfants sont en bonne santé et bien nourris, ce qui leur permet d'aller à l'école, d'apprendre, de s'épanouir et de réaliser leur potentiel en tant qu'adultes », ajoute l'agence onusienne.

Toutefois, le PAM signale qu’aujourd'hui sur les 73 millions d'écoliers dans le monde qui se rendent à l'école le ventre vide, la grande majorité 61 millions se trouvent en Afrique.

Lors du 26e sommet de l’Union africaine, en janvier 2016, l’Assemblée des chefs d’État et des gouvernements ont reconnu qu’une alimentation scolaire produite localement est incontournable pour maintenir les enfants à l’école et améliorer leurs performances scolaires a institué la Journée africaine de l’alimentation scolaire (Assembly/AU/Dec. 589 (XXVI)).

Les repas scolaires sont de nos jours d’outils puissants pour mettre fin à la malnutrition, contribuant à ce que chaque enfant accède à l’éducation, à la santé et à l’alimentation.

Les repas scolaires ne font pas que fournir nutrition et énergie aux élèves, ce qui les aide à se concentrer et à apprendre ; ils encouragent aussi fortement les parents à envoyer leurs fils et leurs filles à l’école, ce qui améliore les taux de scolarisation et de rétention (le pourcentage d’élèves qui restent à l’école d’une année à l’autre).

Au Togo, l’Etat, voulant garantir un développement socioéconomique résistant, inclusif et capable de booster le mieux-être des populations, a mis en place à chaque niveau de la société, une approche particulière pour faciliter l’épanouissement du groupe cible. L’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) l’aide à y parvenir. Le projet des Filets sociaux et services de base (FSB) est l’une des cordes à son arc. Dans la région de la Kara, les cantines scolaires, une composante de ce projet d’envergure, touchent des milliers d’enfants dans les établissements primaires publics.

Les cantines scolaires accroissent l'accès des enfants issus des communautés les plus pauvres à des repas scolaires réguliers et, de ce fait, améliorent la fréquentation, la rétention et l’assiduité dans les écoles. De 2008 à 2018, le taux brut de scolarisation dans l'enseignement primaire est passé de 98% à 126,8%. Jadis, le pays a recensé plus de 155 000 enfants au préscolaire, contre environ 86 000 en 2013, soit une hausse annuelle moyenne de 12%.

Au nord du Togo, précisément dans la région de la Kara, cette composante bénéficie à 62 écoles primaires publiques, réparties dans 06 préfectures à savoir Assoli, Binah, Bassar, Dankpen, Doufelgou et Kéran. Pour le compte de l’année scolaire 2019-2020, 18 542 élèves ont eu droit à des repas chauds chaque jour d’école. Plus de 6 000 000 de plats ont été servis depuis 2018 jusqu'à ce jour dans la région, soit 1 621 431 plats pour l'année 2019-2020 avec 04 mois d'absence des cantines pour cause de la pandémie de la covid-19.

Au départ, l’initiative était financée conjointement par la Banque mondiale et l’Etat togolais. Mais depuis le début de l’année 2020, les cantines scolaires tournent sous le régime de contributions communautaires. Avec cette nouvelle phase, un repas chaud a une valeur de 135 francs CFA. 125 francs pour le financement de l’Etat et 10 francs seulement comme contribution communautaire par plat. Elle peut être soit en vivres ou en espèces.

Au cours des prochaines années, le chef de l’Etat a promis d’étendre la fourniture de repas communautaires en milieu scolaire avec la multiplication par 03 du nombre d’écoles dotées de cantines, impliquant le triplement du nombre d’enfants bénéficiaires pour le faire passer à 300 000.

Pour renforcer le programme d’alimentation en milieu scolaire, le Togo dispose d’un cadre juridique et institutionnel depuis juin 2020. L’adoption de cette loi ouvre la voie à la pérennisation de ce mécanisme mis en œuvre depuis 2008 et renforcé en 2014. Elle permettra d’optimiser la contribution des différentes parties prenantes, afin de garantir à terme à chaque élève de base concerné, un accès à une alimentation scolaire suffisante et équilibrée.

Pour le gouvernement, c’est l’opportunité d’atteindre l’objectif « Faim Zéro à l’école » et promouvoir davantage la production locale. A cet effet, en plus de profiter aux écoliers, les programmes d’alimentation scolaire sont en outre générateurs de revenus et stimulent l’entrepreneuriat dans les communautés locales, car les petits exploitants agricoles trouvent de nouveaux marchés pour leurs produits.

Les membres de la communauté, souvent des femmes, gagnent un revenu en préparant des repas pour les enfants.

Au-delà des économies locales, les pays qui investissent dans ces programmes peuvent en tirer des bénéfices économiques à long terme.

Lu 103 fois Dernière modification le jeudi, 19 novembre 2020 19:56

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