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lundi, 02 novembre 2020 20:07

Infrastructures et développement : Le rajeunissement des quartiers "anciens" de Lomé dans le viseur du nouveau gouvernement

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La population urbaine en Afrique s’élève à 472 millions d’habitants en 2017, mais elle va doubler au cours des vingt-cinq prochaines années, pour atteindre un milliard d’habitants en 2040.

 

Et, dès 2025, les villes africaines abriteront 187 millions d’habitants supplémentaires, soit l’équivalent de la population actuelle du Nigéria. C’est ce que révèle la Banque mondiale.

A cet effet, en raison de leur essor démographique, les villes africaines sont vouées à jouer un rôle capital dans la croissance de leurs pays, afin d’accélérer la croissance économique, de créer des emplois et d’améliorer la compétitivité, il est indispensable d’améliorer la vie des citadins en investissant vigoureusement dans les infrastructures.

Le Togo connaît un développement urbain rapide, mais les services d’infrastructure sont inadéquats dans la plupart des villes secondaires. Les quartiers dits "anciens" se sont dégradés au fil des années, en partie, à cause de la démographie galopante. Aujourd’hui, ils sont devenus des endroits qui donnent lieu à des situations d’insalubrité grandissante, d’inondations, de pollution, de création des dépotoirs anarchiques, de mauvaise gestion des caniveaux. L’ambition du gouvernement est de faire de nouvel investissement, afin d’améliorer, les conditions de vie des habitants de certaines villes, également les services d’aménagement urbain.

Il faut investir tôt et de manière coordonnée dans les infrastructures, afin de relier ensemble tous les éléments du développement urbain : résidentiel, commercial et industriel. Dans cette optique, le gouvernement et la Banque mondiale ont lancé le Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU) en novembre 2018, arrivera à terme en 2023 et est financé à hauteur de 16 milliards de francs CFA.

Il s’agit de faire renaitre les principales villes de leurs cendres, de requalifier les quartiers historiques et à leur donner une nouvelle attractivité grâce à une rénovation des habitats, une meilleure accessibilité et un réaménagement des espaces publics, dans un élan de mixité sociale.

La revalorisation de ces endroits sera bénéfique à tous égards parce que les quartiers concernés représentent d’énormes atouts et de véritables pôles d’attraction de par leur situation géographique. Ce sont entre autres Adakpamé Zioto, Adamavo, Kangnikopé, Attikpa, Tokoin Gbadago, Dogbéavou, Zongo.

Le Projet d’infrastructures et de développement urbain soutient l’amélioration de l’accès aux infrastructures urbaines de base dans les villes de Lomé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara, Dapaong. Il est destiné à réduire la pauvreté, en lien avec la réalisation de l’Objectif de développement durable 11 qui veut que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables. Par ailleurs, 20 000 logements sociaux ont été construits depuis 2005 au Togo ; 20 000 autres sont attendus à l’horizon 2022.

A terme, près de 03 millions de Togolais bénéficieront des retombées du Pidu. Près de 50 000 emplois temporaires seront créés ; 10 000 personnes auront accès à des sources d’eau potable et 10 000 autres personnes auront accès à des services améliorés d’assainissement. Les réseaux routiers, les systèmes d’évacuation des eaux, les points d’accès à l’eau potable, les marchés, écoles, centres de santé etc. sont également concernés. Le projet permet au pays de se mettre sur la voie d’une croissance plus inclusive et durable, portée par le secteur privé et des investissements publics.

A travers ce programme, le Togo est porté sur la voie d’une croissance plus inclusive et durable, en mettant l’accent sur la nécessité d’accroître les capacités des municipalités pour améliorer l’accès aux infrastructures et aux services, de réduire les risques climatiques et de renforcer la résilience des villes en renforçant à la fois les infrastructures et les capacités municipales.

Par conséquent, chaque dollar d’argent public investi doit l’être dans un souci d’efficacité maximum, tandis qu’il faut également mobiliser autant que possible d’autres sources de financement, auprès du secteur privé comme des partenaires internationaux et de la population.

« L’Afrique a besoin de villes moins chères, mieux desservies et plus vivables. Il est essentiel d’améliorer les bénéfices économiques et sociaux qui découlent de l’urbanisation, car la clé de la transformation des économies africaines réside notamment dans un développement urbain mieux maîtrisé », martèle Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Lu 245 fois Dernière modification le lundi, 02 novembre 2020 20:26

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