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samedi, 24 octobre 2020 14:30

Thèse de doctorat: Nougbolo Kodjo s’en sort avec brio avec des propositions au chevet de la culture togolaise

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<< Problématique du financement des industries culturelles et créatives dans l’espace UEMOA : cas du Togo >>, c'est sous ce thème que Nougbolo Kodjo a soutenu sa thèse de doctorat unique art, culture et développement le 23 octobre 2020 à l'Institut Régional d'Enseignement Supérieur et de Recherche en Développement Culturel (IRES-RDEC).

 

Après avoir délibéré, le jury composé de trois (3) personnes et présidé par le Professeur Tsitrikou   a jugé Nougbolo Kodjo digne du << Grade de docteur >> en art, culture et développement avec une mention très honorable.

Partant du constat selon lequel, la culture sous l'impulsion de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a pris de l'importance dès les 1970 après une longue période de marginalisation dans le processus de développement, la thèse de Nougbolo Kodjo aborde la question du financement du secteur culturel et surtout des Industries culturelles et créatives. Elle dresse un état des lieux et fait une analyse diagnostique des différentes domaines des industries culturelles créatives au Togo en établissant une comparaison avec l'Union Economique Monétaire Ouest Africaine et certains membres (Bénin, Burkina Faso), voire la Communauté Economique Des Etats l'Afrique l'Ouest (CEDEAO).

Ce diagnostic ressort un très faible niveau de financement budgétaire; la réticence des institutions financières traditionnelles à investir dans le secteur; les fonds spéciaux mis en place par les gouvernements comme alternative n'ont pas réussi à répondre efficacement aux besoins de financement.

Ainsi, il propose entre autres, la mise en place d'un mécanisme solide de financement à double vocations à l'instar d'une banque de développement des industries culturelles créatives et un fonds d'appui et de promotion de l'action culturelle.

Ledit projet de fonds vient en remplacement du Fonds d'Aide à la Culture (FAC) et est estimé à un montant global de sept milliards sept cent cinquante millions FCFA (7 750 000 000). Une simulation sur cinq (5) années d'exploitation va engendrer un bénéfice net estimé à 4,5 millions à partir de la troisième année, ce qui permet de pronostiquer sur un désengagement financier de l'Etat après les cinq (5) années.

<< Avec son statut juridique d'établissement public à caractère industriel et commercial, le fonds aura une organisation administrative de type privé. Il sera cofinancé par le budget de l'Etat à travers une subvention annuelle sur les cinq (5) premières années puis sur l'intérêt générés par les prêts aux artistes et aux opérateurs culturels et touristiques ainsi que les apports des partenaires >>, a expliqué Doc. Nougbolo Kodjo.

La création du Fonds de Développement des Industries Culturelles et Créatives (FoDICC) viendra soutenir le secteur culturel et renforcer sa compétitivité. Il créera et favorisera les conditions de financements des industries culturelles et créatives par un financement adapté et souple et, permettra d'encourager les potentiels investisseurs et institutions à s'intéresser au secteur de la culture.

Lu 372 fois Dernière modification le samedi, 24 octobre 2020 16:30

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