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mercredi, 14 octobre 2020 13:12

Au Togo, les ressources allouées au développement des infrastructures routières devraient atteindre 1 000 milliards F CFA

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Selon la Banque mondiale, l’Afrique devrait dépenser une bonne centaine de milliards de dollars pour moderniser ses infrastructures existantes. La plus grande partie de cet argent doit être consacrée à l’amélioration des services de base comme l’énergie, l’eau potable, l’assainissement et les transports.

 

L’infrastructure physique, bien qu'importante, n'est pas suffisante pour stimuler la croissance et la productivité nécessaires aux économies africaines. La disponibilité des routes en bon état est un élément de désenclavement et un facteur de développement indéniable, du fait des faibles réseaux routiers dans nos pays. C’est réel qu’en dépit d'un certain nombre de progrès enregistrés, les besoins restent considérables, en particulier en matière d'accès aux infrastructures.

 "La route du développement passe par le développement de la route". Ainsi au Togo, la part des projets de transport dans les investissements consacrés aux infrastructures ne cesse d'augmenter au point de devenir la plus importante.

Il y a quelques années, le Togo a entamé une politique de grands travaux d’infrastructures routières qui porte aujourd’hui ses fruits.

Les dépenses budgétaires liées à la réduction de l'isolement des zones rurales (à travers l'accessibilité aux réseaux électriques et routiers) sont passées de 10 milliards de francs CFA en 2013 à 43 milliards en 2015 puis à 24,7 milliards en moyenne sur les deux (02) années suivantes.

De 2016 à 2018, 502,8 km de routes bitumées ont été réhabilitées, 193 km de routes ont été aménagées et bitumées ; 1 042 km de routes ont été entretenues sur le territoire ; 2 577 pistes rurales ont été réhabilitées, désenclavées et rendues accessibles. Le pourcentage de routes nationales revêtues est passé de 49% en 2014 à 64% en 2017. Par ailleurs, la durée moyenne de passage d’un camion le long de la route nationale n°1 est passée de 72 heures en 2012 à 48 heures en 2016.

Nouvel objectif, revêtir plus de routes d’ici 2022

Le réseau routier au Togo fait 11 777 km avec environ 2 101 km de routes nationales revêtues et 1 473 km de voiries urbaines. Dans le premier semestre de 2020, on dénombrait près de 1 294 km de routes nationales non revêtues et 6 802 km de pistes rurales. A l’horizon 2022, les pouvoirs publics veulent revêtir plus de routes du réseau national et réduire le nombre de routes délabrées de 49% à 40%.

De grands chantiers ont déjà été lancés, d’autres sont dans les tuyaux. Ils portent entre autres sur le dédoublement de la route nationale numéro 1 (Lomé-Cinkassé), le grand contournement de Lomé et d’Atakpamé, les axes Tsévié-Kévé-Zolo, le tronçon Katchamba-Sadori qui a bénéficié d’un appui de 20 milliards de francs CFA de la BOAD ; la réhabilitation et le renforcement de la route nationale numéro 5 (Lomé-Kpalimé) qui coûteront 214 milliards de francs CFA ; les travaux de dédoublement de la voie Avepozo-Aného ; de l'axe routier Aouda-Kara (106 km).

Grâce au Plan national de développement (PND 2018-2022), les ressources allouées au développement des infrastructures routières augmenteront au cours des prochaines années. Elles devraient atteindre 1 000 milliards de francs CFA ; la même somme a été dépensée pour les mêmes objectifs de 2008 à 2019. Tout ceci fluidifiera le trafic routier, facilitera l'accès aux zones enclavées, désengorgera certains axes, ce qui fera du Togo un hub logistique d’excellence, un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région et un important corridor pour les pays de l’hinterland.

Ces investissements ont fortement soutenu la croissance économique et ont été à la base de création de richesses redistribuées en faveur des populations les plus défavorisées, réduisant ainsi la pauvreté.

Le Togo doit impérativement accélérer le rythme du développement de ses infrastructures, sous peine d'asphyxie démographique. Pour les cinq années prochaines, le gouvernement souhaite investir dans la construction et la réhabilitation de 400 km de routes et 4000 km de pistes rurales.

Lu 133 fois Dernière modification le mercredi, 14 octobre 2020 14:15

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