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lundi, 14 septembre 2020 16:47

Médias : Selon le cabinet PwC, plusieurs médias en Afrique seront à bout de souffle financièrement pour les 4 prochaines années

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Le choc massif et brutal produit par la pandémie de coronavirus (COVID-19) et par les mesures d’arrêt de l’activité prises pour l’enrayer plonge l’économie mondiale dans une grave récession.

 

Selon les prévisions de la Banque mondiale, le PIB mondial diminuera de 5,2 % cette année.

Selon le cabinet PwC sur son site Internet, les industries du divertissement et des médias africains, auront un avenir plus obscur que clair, en tout cas pour les 4 prochaines années. C’est le rapport des premières tendances de son étude annuelle sur les perspectives des industries du divertissement et des médias en Afrique. Bien évidemment, le nouveau coronavirus sera la grande vedette de l’étude.

« En peu de temps, les habitudes des consommateurs ont changé radicalement, la fréquentation des évènements en direct s'étant arrêtée et l'utilisation des données sur Internet ayant grimpé en flèche. Cette année, la baisse des revenus mondiaux du secteur des médias et du divertissement sera la plus forte jamais enregistrée, suivie de la plus forte hausse en 2021, mais l'année 2020 sera une base trompeuse pour juger de la croissance », prévient PwC lit-on sur agenceecofin.

D’après les experts du cabinet, les revenus mondiaux du secteur du divertissement et des médias devraient chuter de près de 6 % cette année, par rapport à 2019. Autrement dit, les médias et le divertissement généreront 120 milliards de dollars de moins en 2020, alors qu’en 2019 les revenus avaient augmenté de 4,7 % en glissement par rapport à 2018. La publicité sera le secteur qui prendra le plus de temps à se relancer.

Selon PwC, le secteur ne devrait pas dépasser les chiffres de 2019 avant 2022. Les annonceurs se détournent des canaux de publicités traditionnels comme l'affichage, durement touché par le confinement. La publicité étant l’un des principaux moyens de générer des revenus dans le divertissement et les médias, on peut déjà dire que les prochains mois seront rudes.

L’arrêt du tourisme, du sport, et de nombreux autres secteurs a privé les médias de précieux annonceurs, qui dans leurs tentatives de se maintenir à flot ont considérablement réduit les budgets dédiés à la communication. Même Google a vu ses revenus publicitaires baisser de 5,3 % en 2020 aux Etats-Unis. C’est la première fois depuis 2008 qu’une telle situation se produit chez le géant du web. Déjà, plusieurs médias sont à bout de souffle financièrement. La création de contenu est ralentie. Les évènements et différents marchés doivent se contenter de vidéoconférences.

Le passage à la télévision numérique, déjà compliqué dans une période normale, est plus que jamais incertain dans de nombreux pays africains. Comme toutes les autres industries, le divertissement et les médias africains prendront du temps pour se relever. Néanmoins, l’avenir n’est pas non plus entièrement dépourvu d’espoir. A défaut d’espérer une disparition totale de la maladie et de ses conséquences, dans un futur proche, les acteurs des médias et du divertissement doivent se préparer à la prochaine étape.

La pandémie de coronavirus a provoqué « la récession économique la plus grave jamais observée depuis près d'un siècle », a déjà alerté l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dans son dernier rapport publié le 10 juin.

Lu 103 fois Dernière modification le lundi, 14 septembre 2020 16:58

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